Il n’est pas roi de conte de fées.
Astrid Clifford, étudiante discrète à la Royal Elite, voit sa vie voler en éclats lors d’une fête : droguée à son insu, elle s’humilie devant Levi King, le capitaine de l’équipe de football, aussi adoré que redouté. Elle ne s’attendait pas à ce que ce dernier rende l’incident public. Bien décidée à riposter, Astrid prépare sa vengeance et elle mettra le feu aux poudres. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple débordement tourne alors à la guerre ouverte. Une guerre de pouvoir et de provocations, où chaque affront pousse les limites un peu plus loin.
Dans ce jeu cruel, fait de représailles et de désir, Astrid devient la proie d’un prédateur impitoyable. Mais la princesse ne compte pas plier le genou. « Cruel King » est un préquel de la série Royal Elite.
Il s’agit d’une dark romance mettant en scène un harceleur, conçue pour un public adulte et averti et contenant des éléments qui pourraient choquer certaines personnes.
✍️ Auteure : Rina Kent (américaine)
📒 Maison d’édition : BMR
🖤 Genre : Dark Romance – Bully Romance
📅 Sortie : 23 mai 2024
📖 Pagination : 432 pages
📗 Début de lecture : 27/07/2026
📕 Fin de lecture : 07/08/2026
⭐ Ma note : 3,5/5
🪶 Mon avis
Une entrée addictive dans le Rinaverse… mais une romance qui m’a laissée perplexe
mpossible d’être passé à côté du succès de Legacy of Gods. Depuis plusieurs mois, cette saga envahit les réseaux sociaux, au point de devenir l’une des références incontournables de la dark romance. Les vidéos s’enchaînent, les recommandations se multiplient et les lecteurs semblent tous tomber sous le charme des héros imaginés par Rina Kent.
À force d’en entendre parler, j’ai moi aussi eu envie de découvrir le fameux Rinaverse.
Plutôt que de commencer directement par Legacy of Gods, j’ai préféré revenir aux origines en ouvrant Cruel King, le préquel de la saga Royal Elite. Une façon de découvrir cet univers dans l’ordre chronologique et de rencontrer les personnages qui poseront les bases de cette grande fresque.
Je referme ce premier tome avec un sentiment assez paradoxal.
J’ai compris pourquoi tant de lecteurs deviennent accros à l’univers de Rina Kent : son intrigue est efficace, sa plume est particulièrement fluide et les mystères qu’elle installe donnent envie de tourner les pages sans s’arrêter.
En revanche, la romance, pourtant au cœur du récit, ne m’a jamais réellement convaincue.
Dans quel ordre lire la saga Royal Elite ?
Cruel King est le préquel de la saga Royal Elite. Même s’il peut être lu indépendamment, je trouve qu’il constitue une excellente porte d’entrée dans le Rinaverse puisqu’il introduit plusieurs personnages que l’on retrouvera ensuite au fil des romans.
Voici l’ordre de lecture de la série :
- #00 – Cruel King (Levi King & Astrid Clifford)
- #01 – Deviant King (Aiden King & Elsa Steel)
- #02 – Steel Princess (Aiden King & Elsa Steel)
- #03 – Twisted Kingdom (Aiden King & Elsa Steel)
- #04 – Black Knight (Xander Knight & Kimberly Reed)
- #05 – Vicious Prince (Ronan Astor & Teal Van Doren)
- #06 – Ruthless Empire (Cole Nash & Silver Queen)
- #07 – Royal Elite Epilogue
Chaque tome suit un couple différent tout en développant l’histoire globale de la Royal Elite School et des familles qui gravitent autour de cet univers. C’est d’ailleurs ce qui donne autant envie de poursuivre la série : les personnages secondaires prennent progressivement de l’importance avant de devenir, à leur tour, les héros de leur propre histoire.
Une intrigue qui fonctionne remarquablement bien
S’il y a bien un aspect que je retiendrai de cette lecture, c’est son intrigue.
Astrid Clifford est une élève discrète de la Royal Elite School. Son objectif est simple : terminer sa dernière année de lycée sans attirer l’attention. Mais lorsqu’un accident vient bouleverser son quotidien, elle croise la route de Levi King, héritier d’une des familles les plus puissantes du pays et capitaine de l’équipe de football.
Les familles King et Clifford se vouent une haine ancienne dont Astrid ignore les véritables raisons. À partir de là, Rina Kent construit une intrigue faite de secrets, de souvenirs fragmentés, de manipulations et de révélations.
C’est, selon moi, le véritable point fort du roman.
Très rapidement, je me suis surprise à élaborer mes propres théories. Qui dit la vérité ? Que s’est-il réellement passé cette fameuse nuit ? Pourquoi les deux familles semblent-elles incapables de tourner la page ?
Même lorsque je pensais avoir trouvé les réponses, l’autrice parvenait à relancer mon intérêt.
La fin réserve d’ailleurs plusieurs révélations que je n’avais pas totalement anticipées et qui donnent immédiatement envie de poursuivre la saga.
Si j’ai dévoré Cruel King, c’est avant tout pour son suspense
Levi King : un héros que je n’ai jamais réussi à apprécier
Je sais que Levi King est l’un des personnages préférés de nombreuses lectrices. Malheureusement, je suis complètement passée à côté.
Personne ne pourra lui retirer son intelligence ni son charisme. Levi est un stratège. Il réfléchit plusieurs coups à l’avance, manipule son entourage avec une facilité déconcertante et impose naturellement son autorité. Son passé explique une partie de ses réactions et apporte de la profondeur au personnage.
Mais cela n’a jamais suffi à me le rendre attachant. Pendant toute ma lecture, je l’ai trouvé profondément possessif, arrogant, jaloux et manipulateur. Il contrôle. Il provoque. Il humilie.
Et lorsqu’il perd patience, il choisit presque systématiquement la domination plutôt que le dialogue.
Je sais que nous sommes dans une dark romance et que les héros moralement gris font partie des codes du genre. Pourtant, à plusieurs reprises, je me suis simplement surprise à penser : « Mais cours, Astrid… Sauve-toi. »
Je n’ai jamais réussi à dépasser cette impression.
Astrid : une héroïne qui méritait davantage
Astrid est certainement le personnage qui m’a le plus frustrée. Son histoire personnelle est touchante. Entre son deuil, sa famille recomposée et son envie constante de rester invisible, elle possède un vrai potentiel. J’ai aimé découvrir ses blessures et comprendre ce qui l’avait construite.
En revanche, j’ai eu beaucoup plus de mal avec son évolution.
Oui, Astrid répond parfois à Levi.
Oui, elle tente de lui tenir tête.
Mais j’ai surtout eu le sentiment qu’elle subissait énormément de situations avant de finir par les accepter.
Plus les pages défilaient, plus je me demandais pourquoi elle continuait à s’accrocher à un homme qui ne cessait de la rabaisser ou de la pousser dans ses retranchements.
J’aurais aimé la voir poser davantage de limites, défendre plus fermement ses convictions ou remettre Levi face aux conséquences de ses actes.
C’est probablement l’un des éléments qui m’a empêchée de croire pleinement à leur histoire.
Une romance qui ne m’a jamais convaincue
Cruel King appartient au sous-genre de la bully romance, dans lequel une relation naît entre deux personnages après une période de harcèlement, de confrontation ou d’humiliation. On est ici dans une version plus extrême du trope enemies–to-lovers.
Ce n’est pas la toxicité de la relation qui m’a dérangée en elle-même. Ce qui m’a posé problème, c’est son évolution.
Le roman insiste régulièrement sur le fait que Levi et Astrid sont irrésistiblement attirés l’un par l’autre, comme deux aimants incapables de se repousser. Pourtant, je n’ai jamais réellement compris ce qui les rapprochait.
Je n’ai pas trouvé ces moments charnières qui permettent de croire à la naissance des sentiments. Leur attirance m’a davantage semblé imposée par le récit que construite par leurs échanges.
Le passage de la haine à l’amour manque, selon moi, d’étapes essentielles. J’ai donc observé leur relation évoluer… sans jamais réussir à m’y investir émotionnellement.
Le consentement : le véritable point noir de ma lecture
S’il y a un aspect qui a réellement pesé dans mon appréciation du roman, c’est bien celui-ci. Certaines scènes sexuelles m’ont profondément mise mal à l’aise.
Le consentement me semble parfois insuffisamment établi, voire franchement problématique. La scène de la perte de virginité d’Astrid est sans doute celle qui m’a le plus dérangée. Entre la violence de la situation, l’absence de réelle communication et le manque de protection, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre les choix faits par l’autrice.
Je sais que la dark romance explore volontairement des relations toxiques et des personnages moralement discutables. C’est un genre codifié, avec ses propres attentes.
Mais, même en gardant cela à l’esprit, certaines scènes ont dépassé ce que je peux apprécier dans une romance. Et c’est sans doute ce qui explique que je sois restée aussi distante vis-à-vis de cette histoire d’amour.
Une représentation de la femme qui m’a interrogée
Au fil de ma lecture, une réflexion revenait sans cesse.
La place accordée à Astrid.
À plusieurs reprises, je me suis même surprise à vérifier qui était Rina Kent. La représentation des rapports homme-femme m’a tellement semblé déséquilibrée que je me suis demandé si le roman avait réellement été écrit par une femme.
Bien sûr, cela ne signifie pas qu’une autrice ne puisse pas écrire des relations toxiques. La dark romance repose justement sur des personnages volontairement excessifs, moralement discutables et parfois dérangeants.
Ce qui m’a davantage interpellée, c’est la manière dont Astrid réagit aux comportements de Levi. Il la harcèle.
Il la manipule. Il la rabaisse. Il la punit lorsqu’elle ne réagit pas comme il le souhaite.
Et pourtant, elle continue de le voir comme cet homme irrésistible auquel elle ne peut résister.
J’ai eu beaucoup de mal à adhérer à cette dynamique. J’aurais aimé une héroïne qui conserve davantage son libre arbitre, qui impose ses limites ou qui remette plus souvent Levi face aux conséquences de ses actes.
Cette représentation de la relation homme-femme est certainement l’aspect qui m’a le plus éloignée de l’histoire.
Une plume fluide qui explique le succès de Rina Kent
Si Cruel King est aussi addictif, c’est avant tout grâce à la plume de Rina Kent.
Les chapitres sont courts, le rythme est soutenu et l’alternance des points de vue apporte beaucoup de dynamisme. L’autrice maîtrise parfaitement l’art de terminer un chapitre sur une révélation ou une interrogation qui pousse immédiatement à lire le suivant.
J’ai également apprécié les citations placées en ouverture de chaque chapitre, qui renforcent l’atmosphère sombre du roman.
Même lorsque certains choix narratifs me faisaient lever les yeux au ciel, je continuais pourtant à tourner les pages. Et c’est sans doute là l’une des plus grandes qualités de Rina Kent : elle sait rendre ses romans terriblement addictifs.
Ce que j’ai aimé
Même si cette chronique peut sembler sévère, Cruel King possède de nombreuses qualités.
J’ai particulièrement apprécié :
- une intrigue bien construite qui repose sur des secrets de famille convaincants ;
- le mystère autour de l’accident, qui entretient constamment la curiosité ;
- une plume fluide et très agréable à lire ;
- un univers élitiste qui donne envie d’en découvrir davantage ;
- une fin réussie qui rebat les cartes et donne immédiatement envie de poursuivre la saga.
Je comprends parfaitement pourquoi autant de lecteurs tombent amoureux du Rinaverse. Simplement, je n’ai pas réussi à tomber amoureuse de ce premier couple.
Ce qui m’a moins convaincue
À l’inverse, plusieurs éléments ont empêché cette lecture de devenir un véritable coup de cœur. Le principal reste évidemment la romance.
Je n’ai jamais cru à l’évolution des sentiments entre Levi et Astrid. Leur attirance m’a semblé davantage affirmée que réellement construite.
J’ai également trouvé que certaines scènes de smut étaient beaucoup trop nombreuses. Elles ralentissent parfois le récit et n’apportent pas toujours quelque chose à l’évolution des personnages ou de l’intrigue. À plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment qu’elles prenaient le pas sur ce qui faisait pourtant la force du roman : ses mystères.
Enfin, la question du consentement reste, pour moi, le véritable point faible de cette histoire. Même en appréciant la dark romance, certains passages m’ont mise profondément mal à l’aise.
À qui je recommande Cruel King ?
Je pense que Cruel King pourra séduire les lecteurs qui :
- apprécient les dark romances psychologiques ;
- aiment les héros extrêmement possessifs et morally grey ;
- recherchent une romance sous haute tension ;
- aiment les secrets de famille, les manipulations et les écoles d’élite ;
- souhaitent découvrir le Rinaverse dans l’ordre chronologique.
En revanche, je serais plus prudente si :
- les héros très dominateurs ont tendance à vous faire sortir de votre lecture.
- le consentement est un sujet sensible pour vous ;
- vous recherchez une romance saine ou équilibrée ;
- les bully romances ne sont pas un trope que vous appréciez ;
Mon avis sur Cruel King
Je ressors de cette lecture avec un sentiment partagé.
J’ai sincèrement aimé tout ce qui entoure la romance : l’univers, les secrets, les révélations, le suspense, la fluidité de la plume… Tous ces éléments m’ont donné envie de découvrir la suite de la saga.
En revanche, je n’ai jamais réussi à croire à l’histoire d’amour entre Levi et Astrid.
Leur relation m’a davantage mise mal à l’aise qu’émue, et la représentation de certains comportements m’a empêchée de m’attacher pleinement aux personnages.
Je comprends pourquoi Levi est devenu un book boyfriend pour une partie des lecteurs.
Mais, de mon côté, il restera surtout un immense red flag.
Malgré tout, je ne referme pas complètement les portes du Rinaverse.
Le succès de Rina Kent est tel que je serais frustrée de m’arrêter à un seul roman, d’autant plus que beaucoup de lecteurs considèrent les tomes suivants comme encore meilleurs.
Je poursuivrai donc l’aventure avec Deviant King, en espérant que l’histoire d’Aiden réussira davantage à me convaincre.
⭐ Ma note : 3,5/5
Une intrigue captivante, une plume addictive et un univers qui donne envie d’en découvrir davantage… mais une romance qui ne m’a jamais semblé suffisamment crédible pour me faire oublier les nombreux comportements problématiques de son héros… même pour une dark romance.
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FIN
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💬 Citations
« Je deviens la guerre qu’il tente de gagner. »
« Si mon âme est noire, pourquoi le monde a-t-il besoin de couleurs? »
« Si cela est mal, alors je n’ai plus envie de vivre quoi que ce soit de bien. »
« Levi est ma drogue. Et moi, je suis une victime de mon addiction. »
« — Un roi ne plie pas.
— Un roi sans couronne, si. »« Astrid m’a dit un jour que j’étais une nuit noire. C’est dans les nuits noires que les étoiles, comme elle, brillent avec le plus d’intensité. »
« Tu n’étais pas faite pour être invisible, princesse. »
« Il n’y a pas de place pour une princesse sur un échiquier, mais elle s’y impose tout de même. »
« Un monstre ne naît pas. Il est créé. »
« Je t’aurais trouvée quand même, princesse. La question, c’était quand, pas si. »
« Comment puis-je gagner, quand je perds depuis le jour où je t’ai rencontré, princesse ? »
« Si tu es le diable, pourquoi ne suis-je pas en train de fuir ? Pourquoi, au lieu de cela, ai-je décidé de faire irruption dans ton enfer ? »
« Il m’enflammera. Il me détruira. Mais je sais que je reviendrai en chercher plus. »











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