La recette : 100 g de love, 80 g de magie de Noël… et un meurtre.

Noël à Paris, c’est aussi féerique que la neige qui tourbillonne au-dessus des toits.
Surtout que j’ai décroché le job de mes rêves dans les cuisines d’un palace, avec la cheffe pâtissière la plus célèbre du monde !

Hélas, au lieu de travailler sur la bûche, je me retrouve préposée aux croissants… Entre Sofiane, le ténébreux boulanger, et Léo, le pâtissier sexy qui m’a piqué ma place, c’est chaud…

Cerise sur le gâteau : me voilà mêlée à un meurtre, et en première ligne dans la liste des suspects. Dans cette ville vibrante de tous les possibles, j’ai 24 jours pour résoudre l’enquête, sauver le réveillon et… tomber amoureuse ?


✍️ Auteure : Anouk Filippini (française)
📒 Maison d’édition : Auzou
🖤 Genre : Comédie Romantique, Romance de l’avent
📅 Sortie : 25 septembre 2025
📖 Pagination : 388 pages

📗 Début de lecture : 01/12/2025
📕 Fin de lecture : 24/12/2025
⭐ Ma note : 3.5/5


🪶 Mon avis

🧁 Une romance de l’Avent gourmande entre mystère, pâtisserie et magie de Noël

Quand on découvre Cosy love & Christmas crime de Anouk Filippini, il est difficile de ne pas le classer immédiatement dans la catégorie des romans très saisonniers. Noël, Paris sous la neige, romance, concept de calendrier de l’Avent : tout semble indiquer un livre pensé avant tout comme un objet éditorial destiné à accompagner le mois de décembre.

C’est donc avec peu d’attentes que je me suis lancée dans cette lecture. Et c’est précisément cette posture qui m’a permis d’apprécier pleinement l’expérience. En acceptant le roman pour ce qu’il propose — ni plus, ni moins — j’ai découvert une lecture chaleureuse et efficace, mais aussi un très bel objet-livre, pensé pour être savouré autant que lu.

🧁 Un concept de roman de l’Avent

Le principe du roman de l’Avent, découpé en 24 parties à découvrir jour après jour jusqu’à Noël, est ici bien plus qu’un simple argument marketing. Il structure la lecture, influence le rythme du récit et transforme profondément l’expérience du lecteur.

Chaque section fermée du livre correspond à un jour de décembre. Le geste d’ouvrir la partie du jour au coupe-papier apporte une dimension ludique et presque cérémoniale. Lire quelques pages chaque soir devient un rituel attendu, réconfortant, parfaitement en phase avec l’esprit de Noël.

D’un point de vue narratif, l’exercice est exigeant. Écrire 24 parties équilibrées, cohérentes et suffisamment engageantes pour maintenir l’intérêt demande une vraie maîtrise de la structure. Le pari est globalement réussi : chaque partie apporte une avancée, un indice ou une tension qui donne envie de poursuivre, sans donner l’impression d’un découpage artificiel.

🧁 Un objet-livre soigné et visuellement très réussi

L’un des grands points forts de Cosy love & Christmas crime réside dans son esthétique. Le livre ne se contente pas de raconter une histoire : il propose une expérience sensorielle complète.

La couverture, élégante et immédiatement évocatrice, installe l’ambiance. Mais ce sont surtout les illustrations intérieures qui marquent. Tout au long du roman, des dessins délicats ponctuent la lecture : gâteaux raffinés, croissants dorés, boules à neige, couteaux, éléments emblématiques de l’univers de la pâtisserie et du mystère.

Ces illustrations ne sont pas anecdotiques. Elles renforcent l’immersion, prolongent l’atmosphère cosy et participent pleinement au plaisir de lecture. On a véritablement le sentiment de tenir entre les mains un livre-cadeau, pensé pour être manipulé, observé, savouré.

À titre personnel, j’aurais d’ailleurs adoré aller encore plus loin dans cette logique visuelle, par exemple avec une carte de Paris indiquant les différents lieux fréquentés par Suzanne et ses proches. Au vu du soin apporté aux illustrations, ce type de détail aurait parfaitement trouvé sa place et renforcé encore l’immersion.

🧁 Une immersion gourmande dans un Paris hivernal

Le roman déploie une ambiance très réussie. Paris en hiver, les rues enneigées, les lumières de Noël et les abords des Tuileries constituent un décor immédiatement évocateur.

Mais la vraie singularité du livre réside dans son immersion dans les coulisses d’un palace de luxe, et plus précisément dans l’univers de la pâtisserie haut de gamme. La pression des fêtes, la hiérarchie en cuisine, le rythme soutenu des brigades et la quête de la bûche parfaite sont décrits avec précision.

Les scènes sont très sensorielles. Odeurs de viennoiseries, textures des desserts, gestes répétés en cuisine : le texte devient presque gustatif. Associées aux illustrations, ces descriptions créent une immersion complète, où le lecteur est happé par l’univers du luxe et de la gourmandise.

🧁Une enquête cosy… mais parfois appuyée

L’intrigue policière s’inscrit clairement dans la tradition du cosy mystery. Le meurtre survenu dans le palace agit avant tout comme un moteur narratif, destiné à structurer le récit et à éviter une romance trop linéaire.

L’enquête reste simple et accessible. Elle apporte du rythme, des rebondissements et permet de maintenir l’intérêt sur la durée des 24 chapitres. En revanche, certaines références très appuyées peuvent parfois nuire à la subtilité de l’ensemble.

Le choix de certains noms, comme celui de la policière Adeline Meunier, illustre cette impression de lourdeur symbolique. Les clins d’œil à l’univers du pain, de la boulangerie ou de la pâtisserie sont nombreux et parfois trop évidents, ce qui peut casser légèrement l’immersion et donner une sensation d’insistance.

🧁 Une romance douce… mais quelques dissonances de ton

La romance s’installe progressivement et reste en arrière-plan, ce qui fonctionne bien dans l’ensemble. Elle accompagne l’intrigue sans l’écraser et apporte une touche de douceur bienvenue.

Cependant, certains éléments m’ont davantage interrogée, notamment le traitement de la drogue dans un roman se voulant cosy, doudou et très marqué « Noël ». La consommation de drogue y est évoquée de manière presque banalisée, sans réelle prise de distance ou dénonciation, ce qui crée un décalage avec le ton général du récit. “Je le vois régulièrement disparaître aux toilettes et je sais qu’il n’y va pas que pour pisser.” La mention répétée du CBD et de ses vertus « relaxantes » participe également à ce malaise, tant le sujet semble traité comme une normalité, sans questionnement.

Dans une romance de Noël à vocation réconfortante, ce choix m’a semblé maladroit et inutile, apportant une dissonance qui contraste avec l’ambiance feutrée et chaleureuse du reste du livre.

🧁 Suzanne : un personnage attachant, mais parfois anachronique

Suzanne est une héroïne globalement attachante. Ambitieuse, déterminée, imparfaite, elle avance avec ses doutes et sa volonté de faire ses preuves dans un univers exigeant. Son parcours professionnel est crédible et intéressant à suivre.

En revanche, certains choix de vocabulaire m’ont parfois sortie du récit. Suzanne est censée avoir une vingtaine d’années, mais certaines expressions ou réflexions — notamment autour de ses « hormones » ou l’usage de formules comme « c’est vraiment relou » — sonnent davantage comme celles d’une narratrice plus âgée. Ce léger décalage générationnel donne parfois l’impression que la voix du personnage se rapproche davantage de celle de l’autrice que de celle d’une jeune femme de vingt ans.

🧁 Bref, une expérience globalement agréable

Malgré ces réserves, Cosy love & Christmas crime reste une lecture que j’ai sincèrement appréciée. Le plaisir tient autant à l’histoire qu’à l’expérience globale : ouvrir chaque jour une nouvelle partie, admirer les illustrations, s’immerger dans l’ambiance hivernale et gourmande.

L’intrigue apporte le relief nécessaire pour éviter une romance trop plate et permet au récit de tenir sur 24 chapitres. Même si certains choix peuvent être discutés, le roman remplit pleinement sa mission principale : offrir un moment de lecture agréable, réconfortant et ludique.

🧁 Conclusion : un roman-objet charmant, perfectible mais réussi

Cosy love & Christmas crime n’est pas un roman exempt de défauts. Certaines lourdeurs, des choix thématiques discutables et quelques incohérences de ton peuvent interpeller. Mais il serait dommage de s’arrêter uniquement à ces points.

Le livre assume pleinement son identité : celle d’un roman de l’Avent chaleureux, gourmand et immersif, pensé autant comme une histoire que comme un objet-livre à part entière. Son concept ludique, ses illustrations soignées, son ambiance hivernale et son héroïne attachante en font une lecture idéale pour le mois de décembre.

Un roman à ouvrir jour après jour, comme un cadeau, pour celles et ceux qui aiment les lectures cosy, les beaux livres et les atmosphères de Noël, tout en gardant un regard critique sur certains choix narratifs.

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FIN

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💬 Citations

« La bûche de Noël est à la pâtisserie ce que la robe de soirée est à la mode : un moment à part, une exception. »

« Léo, c’est le genre qui te fait croire que sa lumière va t’éclairer et qui finit par te piquer ta flamme. »

« C’est bon, le champagne glacé dans une nuit glacée, on dirait de la liqueur d’étoiles. »

« T’es malade? On est sur le Titanic et toi sur un canot de sauvetage. Reste où tu es. Plonge pas dans l’eau glacée. »

« Je ne sais pas si je crois au paradis, ou même au ciel. Mais ce moment est tellement parfait qu’il ne peut y avoir aucun doute : où qu’elle soit, ma mère est avec moi. »

« On vend de l’art, de la joie, de l’émotion. On vend du rêve. »

« Pour toujours et à jamais, la pâte feuilletée aura le goût de Sofiane . »

« Le succès c’est souvent de la persévérance et de l’audace. »


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Caroline

♡ Bienvenue ♡
Je relis, j’annote, je surligne… pour ne rien oublier de mes lectures. Pour chaque tome, je rédige des chroniques avec mon avis, mais aussi des résumés spoilants.
L’objectif : Nous permettre de nous replonger dans l’histoire sans avoir à relire tout le livre avant de continuer la saga.
➳ Pratique, non ?