Ils ont tout du couple parfait, mais leur relation expire à la fin de l’été
Ella, scénariste de vingt-sept ans, se voit offrir l’opportunité d’une vie : travailler sur le scénario d’un film à gros budget se déroulant à New York. Seule ombre au tableau ? Voilà des mois qu’elle n’a pas écrit une ligne. En désespoir de cause, elle décide de briser la promesse qu’elle s’était faite et de retourner vivre dans la Grosse Pomme le temps d’un été.
Mais les étoiles semblent s’être liguées contre elle, car son nouveau voisin n’est autre que Parker Warren, célibataire le plus en vue du moment. Si leurs retrouvailles sont explosives – Ella le déteste cordialement depuis leur rencontre il y a deux ans –, le revoir a au moins le mérite de débloquer quelque chose : elle trouve dans l’écriture le parfait exutoire à la colère qu’elle nourrit contre le jeune milliardaire.
Réunis malgré eux, Parker accepte de l’aider à retrouver l’inspiration en se nourrissant de la magie de New York, en échange de quoi Ella se fait passer pour sa petite amie devant les paparazzis. Si l’été a toujours une fin, cette fausse relation, elle, pourrait n’être que le début… Alors, installez-vous dans votre café préféré et laissez-vous porter par cette romance
✍️ Auteure : Alex Aster (américaine)
📒 Maison d’édition : Lumen
📚 One Shot
🖤 Genre : Comédie Romantique
📅 Sortie : 10 avril 2025
📖 Pagination : 434 pages
📗 Début de lecture : 31/07/2025
📕 Fin de lecture : 04/08/2025
⭐ Ma note : 4/5
🪶 Mon avis
Une romance estivale… très attendue
Alex Aster, connue pour ses sagas de fantasy (Lightlark, Emblem Island), signe ici son premier roman de romance contemporaine adulte. Avec Un été à New York, elle quitte les îles magiques et les malédictions pour plonger ses lectrices dans la chaleur d’un été new-yorkais, entre comédie romantique et introspection.
Pitch assumé : Ella, scénariste en panne d’inspiration, se retrouve à partager son immeuble avec Parker, milliardaire charismatique et ex-rencontre ratée. Un marché de fake dating s’installe, entre paillettes médiatiques et découvertes intimes.
Sur Bookstagram et BookTok, le roman a suscité une vague d’enthousiasme que je partage : on y parle de lecture “feel-good”, d’ambiance carte postale et de “page-turner parfait pour la plage ou la piscine”. D’autres lectrices ont été plus critiques, soulignant quelques longueurs et une prévisibilité dans certains ressorts narratifs.
Le choix d’un seul point de vue
Le roman se déploie exclusivement à travers le regard d’Ella. C’est à la fois frustrant et terriblement efficace : frustrant parce qu’on aurait adoré plonger dans la tête de Parker, découvrir ses contradictions, ses hésitations… mais efficace car ce voile maintient le mystère et la tension dramatique, tout en renforçant le rôle central d’Ella dans l’intrigue.
L’émancipation d’Ella : d’une chrysalide à un papillon
Ce qui m’a profondément marquée, c’est la trajectoire d’Ella. Elle débute enfermée dans ses blessures : le deuil, la maladie, l’abandon. Elle vit dans une carapace qu’elle pense protectrice, persuadée qu’en ne laissant personne entrer, elle évite la souffrance.
Et puis, pas à pas, par petites attentions, Parker fissure son armure. L’image qui m’est venue tout au long du roman est celle d’une chrysalide qui s’ouvre. Ella devient papillon — fragile, lumineux, libre.
Cette métamorphose touche juste parce qu’elle n’est pas spectaculaire mais progressive, crédible et intime.
Les vibes “Sex and the City” & “Pretty Woman”
C’est l’autre grande force du roman : ses vibes rom-com assumées.
On pense à Sex and the City dans la manière dont New York devient un personnage à part entière, avec ses cafés, ses balades, ses moments de confidence dans les rues animées. On pense à Pretty Woman pour le trope du milliardaire généreux et amoureux qui veut “offrir le monde” sans contrepartie. Oui, c’est un cliché. Mais qui n’a jamais rêvé de vivre ce fantasme, ne serait-ce qu’à travers un roman ?
Une romance légère mais pas superficielle
J’étais sceptique avant de me lancer. La romance contemporaine n’est pas mon genre de prédilection. Depuis The Love Hypothesis d’Ali Hazelwood et Le temps d’un été d’Abby Jimenez, je me laisse pourtant de plus en plus séduire par ces lectures qui réchauffent le cœur… et pas que !
Et ici ? J’ai été agréablement surprise. Là où certaines critiques parlaient d’une romance “trop légère” ou “too much”, j’ai trouvé ça parfait. Exactement ce que j’attendais de lire cet été. C’est une romance légère, oui, mais pas creuse. Elle a ce petit supplément d’âme qui en fait plus qu’une simple comédie d’été.
Des personnages cabossés mais attachants
- Ella : cabossée par la vie, ancrée dans ses blessures, elle incarne la résilience. Forte et fragile à la fois, elle est une héroïne dans laquelle beaucoup peuvent se reconnaître.
- Parker : un milliardaire qui aurait pu tomber dans le cliché… mais Alex Aster en fait un personnage tendre, attentif, presque vulnérable. Il porte ses propres démons, sans pour autant laisser son passé écraser son évolution.
- Les secondaires (Pénélope, Cali, la famille, les amies) : loin d’être accessoires, ils enrichissent la narration. Certains révèlent les blessures, d’autres sont des respirations lumineuses.
Leur complicité se construit dans les détails : balades new-yorkaises, défis, confidences et… beaucoup de food ! Glaces, dim sum, scones aux myrtilles, burgers, pizzas, hot dogs, cafés et latte à gogo : autant de petites madeleines gustatives qui ancrent la romance dans un quotidien sensoriel délicieux.
Les souvenirs et l’héritage maternel
Ce qui m’a le plus bouleversée, ce sont les passages entre Ella et sa mère.
Les souvenirs d’enfance, les moments doux ou douloureux, les valeurs transmises… Ces scènes résonnent particulièrement quand on est soi-même parent.
En tant que maman célibataire, j’ai été profondément émue par cette réflexion sur ce qu’on transmet, parfois malgré soi, à ses enfants : nos forces, nos peurs, nos rêves mais aussi nos blessures.
Ce roman m’a offert un rappel nécessaire : ne pas enfermer ses enfants dans nos propres retranchements, ne pas leur imposer nos peurs. Mais aussi : vivre pour soi, pas pour le regard des autres.
Un roller coaster émotionnel
Si la romance peut sembler légère au premier abord, Alex Aster maîtrise l’art du chapitre cliffhanger. Plus d’une fois, j’ai hurlé “Mais noooon !!” en refermant une page. Le roman se lit vite, avec ce mélange d’humour, de tendresse et de tension émotionnelle qui fait tourner les pages à toute vitesse.
Verdict : une love story new-yorkaise qui marque l’été
Un été à New York est une romance estivale pleine de soleil qui allie la légèreté des tropes romantiques à une profondeur émotionnelle inattendue.
À garder en tête : quelques clichés assumés, un rythme parfois inégal.
Mais c’est précisément ce mélange de légèreté et de sincérité qui m’a cueillie.
À lire pour :
✅ l’ambiance “Sex and the City”,
✅ les vibes “Pretty Woman”,
✅ l’arc d’émancipation d’Ella,
✅ la tendresse (et les cadeaux) de Parker,
✅ la nostalgie des souvenirs maternels.
💖 Note : 4 / 5
Une comédie romantique parfaite pour la plage, la piscine… ou simplement pour se rappeler que, parfois, ouvrir son cœur peut tout changer.
▶️ Playlist 🎧
💬 Citations
» Je crois que ce conn.rd m’a pris pour une p.te »
» Le karma n’est clairement pas ton petit ami. C’est moi ou tu viens de citer Taylor Swift ? »
» On est fortes. Ensemble, on peut tout affronter. On n’a besoin de personne. »
» Il a l’habitude de flirter avec tout ce qui est un pouls »
» Il ne se souvient même pas de moi, alors qu’il me hante depuis deux ans »
« Je me méfie de tous ceux qui croisent ma route, persuadée qu’ils finiront par me trahir si je m’ouvre à eux »
« Je suis une grande tour de Kapla à deux doigts de s’écrouler »
« Je parie que les étoiles nous détestent. Je parie qu’elles sont fâchées que je trouve l’univers si terne comparé à toi. »
« je parie que les étoiles nous détestent. Je parie qu’elles sont fâchées que je trouve l’univers terne comparé à toi. »
« Il prend un autre morceau de mon scone. Je me retiens de lui planter ma fourchette dans la main. »
« Si seulement l’univers me laissait utiliser la touche supprimer quand je parle uniquement quand j’écris. »
« Si on ne se sert pas les coudes entre femmes, personne d’autre ne le fera. »
« Pour la première fois depuis très longtemps, je vis vraiment. Je ne me contente pas simplement d’écrire ce que pourrait être ma vie. »
« Oh mon dieu ! Il faut que je vende ma voix, comme la petite sirène, pour ne plus jamais dire de conneries pareilles. »
« Elle se fermait et barricadait ses émotions comme une prison pour éviter de souffrir, pour éviter que la douleur ne l’assaille. Comme si être forte c’était se montrer insensible et être intelligente signifie rester seule. »
« Sa place est sur quelqu’un qui peut briller plus fort que lui. »
« Je suis désolé de ne pas avoir tout de suite compris à quel point tu es spéciale et unique »
« Il faut être inconscient pour aimer quelqu’un autant, alors qu’il est voué à disparaître. Mais c’est cela, l’une des plus grandes leçons de la vie : tout à une fin… Et pourtant, on recommence. »

📚 Résumé spoilant synthétique
Ella, scénariste talentueuse mais restée anonyme, vit un été qui va bouleverser sa vie. Après une rencontre inattendue avec Parker, un milliardaire charismatique, leur attirance mutuelle se transforme en une fausse relation destinée à détourner l’attention des médias. Ce jeu de séduction les rapproche rapidement, et Ella découvre des sensations et une complicité qu’elle n’avait jamais connues, tout en jonglant avec son scénario en cours.
Leur été est rythmé par des moments intimes et légers : footing matinal, sorties à New York, flirt et premières caresses. Mais la vie d’Ella est également marquée par des blessures profondes, notamment la relation toxique avec son père, David Salazar, qui a toujours cherché à contrôler sa vie et celles de sa mère et de sa sœur à travers l’argent et le pouvoir. La confrontation avec lui lors d’un gala rappelle à Ella la complexité de son passé et les raisons pour lesquelles elle tient à rester indépendante, à protéger ses rêves et ceux de sa mère. Parker devient son soutien, l’aidant à surmonter le choc et à relativiser ces blessures.
Au fil des semaines, leur relation se renforce dans la tendresse et la complicité. Ella continue d’écrire son scénario, tandis que Parker s’investit dans sa vie et ses activités, allant jusqu’à partager des moments simples mais précieux, comme s’occuper des arbres dans les parcs de New York ou flâner dans la ville. Leur amour naissant est mis à l’épreuve par l’exposition médiatique, la révélation de l’identité d’Ella et la crainte de perdre son indépendance. La jeune femme apprend à trouver la force de rester fidèle à elle-même, tout en naviguant entre ses sentiments et sa carrière.
L’été devient un voyage amoureux et initiatique : New York, Paris, les musées, les librairies, des moments de flirt et de tendresse, et même la privatisation de la Tour Eiffel pour un dîner romantique, où leur amour atteint son apogée. Ella partage enfin son scénario avec Parker, un geste intime et symbolique, et découvre à quel point il la comprend et la soutient. De retour à New York, ils continuent de profiter de chaque instant ensemble, entre travail, découvertes et plaisirs simples. L’été approche de sa fin, et les adieux semblent inévitables.
Malgré leur séparation, le lien entre Ella et Parker demeure intact. Deux ans plus tard, après une carrière florissante et la concrétisation de ses rêves, Ella revient à New York. Elle découvre que Parker a acheté et rénové la maison qu’elle voulait, symbole silencieux de leur été et de leur amour. Grâce à ses propres moyens, elle achète la maison, retrouvant sa fierté et son indépendance. Leur réconciliation se construit sur la patience, le respect et le partage. Ensemble, ils redécouvrent le quotidien, la joie simple de la vie à deux, et la force de leur amour, prêt à se prolonger pour toujours avec un magnifique mariage.
📚 Résumé spoilant par chapitre
Chapitre 1
Deux ans avant l’histoire, Ella accompagne Pénélope à une soirée ultra sélect à New York, loin de ses habitudes cocooning. Dans la foule, elle croise un homme grand, baraqué, habillé de noir. Attirance immédiate : ils s’embrassent fougueusement dans la cage d’escalier. Mais le charme se brise lorsqu’il lui propose de payer ses faveurs sexuelles. Offusquée, Ella s’en va. Pénélope lui révèle alors la vérité : c’est Parker Warren, le patron d’Atomic, l’une des plus grosses entreprises de tech.
Citation clé : « Je peux acheter tout ce que je veux. »
Chapitre 2
Deux ans plus tard, à l’aéroport, Ella retourne à New York pour trois mois, malgré sa promesse de fuir la ville. Elle tombe sur un magazine : « Virion rachète Atomic pour 10 millions de dollars. » Parker, le milliardaire célibataire du club. Ses yeux verts perçants refont surface dans ses souvenirs, ravivant rancune et fascination. Le retour dans cette ville rouvre un passé qu’elle pensait oublié.
Citation clé : « On l’appelle le milliardaire célibataire. »
Chapitre 3
Début juin, Ella arrive à New York pour passer l’été dans la ville qu’elle déteste. Son appartement au dernier étage, immense et en plein cœur de Manhattan, devrait être un havre… mais la page blanche la rattrape. Sous la pression de son agente, Sarah, elle doit écrire un scénario en trois mois qui pourrait changer sa carrière.
En quête d’inspiration, elle se réfugie dans son café préféré, latte à la main, un peu de normalité au milieu du chaos. Mais le retour à l’immeuble est un choc : sous la pluie, elle croise Parker Warren, le milliardaire du magazine. Et, surprise… ils sont voisins de palier.
Citation clé : « Un moment digne d’une scène de film… de film d’horreur. »
Chapitre 4
Au téléphone avec Pénélope, Ella confie son malaise : Parker Warren lui semble plus mannequin ou sportif de haut niveau qu’informaticien, malgré son image de génie dans les magazines. Elle se sent ridicule d’avoir nourri une rancune pendant deux ans, obsédée par cet homme qui l’a jugée sur son apparence. Son amie la rassure : il ne se souviendra sûrement pas d’elle.
Dans son appartement surplombant les toits de New York, Ella réfléchit à sa vie solitaire, ses habitudes confortables et ses obsessions passées. Serrant le collier de sa mère, elle reconnaît sa propre fixation sur Parker et prend conscience de son besoin d’indépendance et de contrôle.
Citation clé : « Comment ai-je pu passer deux ans à le haïr tout en ne pensant qu’à lui ? »
Chapitre 5
Une alarme incendie retentit dans l’immeuble. Ella attrape son ordinateur et se précipite dans le couloir, mais se retrouve face à Parker dans la cage d’escalier. En pyjama et pas à son avantage, elle ressent immédiatement la tension : il semble flirter avec elle, ce qu’elle déteste profondément.
Alors qu’elle descend trois étages, son corps cède, et Parker propose de porter son ordinateur. Ils se présentent enfin, mais Ella, gênée et contrariée, s’échappe dès que l’alarme cesse, sans lui jeter un regard.
Citation clé : « Il a l’habitude de flirter avec tout ce qui a un pouls. »
Chapitre 6
Ella regrette d’avoir parlé à Parker la veille lors de l’alerte incendie. Deux ans plus tôt, il l’avait blessée et jugée, la rancune est toujours présente. Cette colère devient paradoxalement moteur : elle débloque enfin son inspiration et se rend dans son café préféré pour écrire son scénario. Les souvenirs d’enfance, des carnets Hello Kitty offerts par sa mère, et le besoin de sécurité financière pour ne plus jamais dépendre de personne nourrissent sa motivation.
Alors qu’elle sirote son latte, Parker arrive, expresso en main et impeccablement vêtu, et s’assoit sans invitation. Il lui pose des questions sur ses brouillons et menace d’aller chercher des informations sur elle en ligne. La tension monte, et Ella se sent fragile, comme une “grande tour de Kapla à deux doigts de s’écrouler”.
Citation clé : « Je suis une grande tour de Kapla à 2 doigts de s’écrouler. »
Chapitre 7
Six jours plus tard, Ella n’a toujours rien écrit lorsqu’on frappe à sa porte. Parker a besoin d’elle pour jouer sa petite amie lors d’une soirée importante. Malgré sa réticence et son animosité, Pénélope la convainc d’accepter, la poussant à sortir de sa zone de confort. Ella trouve, devant sa porte, une robe élégante de haute couture et des talons pour se rendre à la soirée de l’héritière Edith Adélaïde, accompagnée de Parker.
Lors de la soirée, elle rencontre des invités impressionnants : Carissa, qui la fait se sentir maladroite, et Walter Dresden, qui critique son métier et la soupçonne d’être entretenue par Parker. Ce dernier intervient avec tact et intelligence, révélant sa connaissance de son identité secrète et la félicitant pour son talent de scénariste tout en promettant de respecter sa discrétion. La soirée devient un tournant : Ella découvre la puissance, l’influence et le côté protecteur de Parker, tout en restant sur ses gardes.
Citation clé : « S’il n’y a pas de corps, il n’y a pas de crime. »
Chapitre 8
En rentrant de la soirée, Parker propose à Ella de sortir avec lui tout l’été. Elle refuse « parce que tu es le genre de connard prétentieux qui pense pouvoir tout obtenir avec son argent. » Parker cherche quelqu’un d’authentique, qui ne s’intéresse pas à sa fortune, pour passer un été libre et éviter les mauvaises rumeurs dans les medias susceptibles de nuire à la vente de son entreprise.
Ella l’invite chez elle pour discuter du deal : elle sera sa fausse petite amie pendant tout l’été, tandis que lui la guidera dans les 6 lieux nécessaires à l’écriture de son scénario. Le contrat prend fin en septembre, quand chacun retournera à sa vie. Leur collaboration commence dès demain, avec une visite matinale à Central Park pour un premier footing.
Citation clé : « parce que tu es le genre de connard prétentieux qui pense pouvoir tous se payer avec son argent. »
Chapitre 9
Ella raconte à Pénélope le deal passé avec Parker. Lors de son rendez-vous sportif avec Parker, au parc, elle se rappelle son ancienne mésaventure lors de l’alerte incendie et se juge nulle en course, tandis que Parker la scrute avec amusement. Irritable avec les hommes, Ella se compare à un cactus ou à une île déserte, héritage de l’éducation de sa mère.
Arrivés à la fontaine Bethesda de Central Park, premier lieu clé de son scénario, Ella commence à écrire en observant le décor et les passants. Parker lui demande si elle aimerait se marier ; elle refuse, attachée à son indépendance et influencée par les leçons de sa mère et de sa grand-mère. En discutant de son scénario, Parker l’aide à débloquer ses idées, suggérant que leurs personnages pourraient refléter leur propre relation.
Citation clé : « Le mariage, non. J’aime trop être seule. Mon indépendance est trop importante pour la sacrifier. »
Chapitre 10
Ella rencontre Luke, l’entrepreneur chargé des travaux de l’appartement, un homme grand au regard perçant et à la fossette charmante. Lors de leur footing matinal avec Parker pour visiter la High Line, deuxième lieu clé de son scénario, Ella confie sa manière très personnelle de regarder ses films : seule, en prenant des notes et en analysant chaque détail, en ajoutant les sous-titres.
À la High Line, son héroïne résiste encore aux avances du héros. Parker respecte son espace, ne l’approchant qu’une fois qu’elle a terminé d’écrire. Cette attention la touche, mais elle se souvient que cet homme pensait pouvoir la payer pour passer du temps avec lui. Après une semaine avec Parker, ses idées fusent et son scénario progresse à grande vitesse : Parker est bel et bien sa muse. Luke revient pour une deuxième visite, tandis que sa sœur Cali la contacte « Alors comment trouves-tu mon appart’ ? »
Citation clé : « Écrire à travers la voix d’autres personnages, c’est pour moi le seul moyen d’exprimer ce que je ressens. Je me vois à travers les autres. Je ne pourrais pas affronter mes parts d’ombre, sinon. C’est comme regarder le soleil avec des lunettes. »
Chapitre 11
Ella garde l’appartement de sa sœur cadette Cali pendant les travaux, malgré sa haine pour New York, par loyauté et par promesse faite à leur mère de veiller sur elle. Sa sœur ne sait pas vraiment ce qu’elle fait comme travail. Elle croit qu’elle est critique de cinéma. Mais Ella préfère ne pas lui révéler la vérité car Cali est incapable de garder un secret et elle parle régulièrement avec la personne qui lui a donné envie de rester anonyme. Cali, toujours en voyage avec son compagnon Pierre, vit une vie mouvementée, luxueuse et imprévisible, bien différente des valeurs d’indépendance inculquées par leur mère. Ella se demande comment elles ont pu être si différentes malgré la même éducation.
Au café, tandis qu’elle savoure son scone à la myrtille préféré, Parker la retrouve. Ce soir, il a besoin d’elle comme fausse petite amie pour assister au match de basket mensuel avec ses amis proches, dont il soupçonne certains de pouvoir trahir sa confiance à la presse.
Citation clé : « Il prend un autre morceau de mon scone. Je me retiens de lui planter ma fourchette dans la main. »
Chapitre 12
Ella découvre le terrain de basket au milieu de l’appartement de Charles et rencontre les amis de Parker : Taryn, Emily et Gwen. Au début, Charles refuse qu’elle joue, mais Parker intervient et elle finit par participer. Douée grâce à ses entraînements d’enfance, elle gagne et se confie sur sa force acquise. Elle faisait du basket à l’école car sa mère venait la chercher toujours très tard le soir car elle avait plusieurs petits boulots. C’est comme ça qu’elle est devenue une bonne joueuse.
Charles, vexé, lance une pique sur son appartement, mais Parker le défend avec fermeté. Avant de partir, Ella récupère les numéros de ses nouvelles amies pour un futur rendez-vous entre filles. Cherchant un peu de distance avec Parker, elle préfère marcher et appeler son agente Sarah pour parler de l’avancée de son scénario, tandis que son cœur s’emballe à côté du milliardaire.
Citation clé : « Le simple fait d’entendre mon prénom dans sa bouche me donne des frissons. »
Chapitre 13
Parker et Ella se rendent au Summit One Vanderbilt, troisième lieu clé du scénario d’Ella. En montant 90 étages, Parker perd ses moyens à cause du vertige. Ella le rassure, le soutenant physiquement et moralement : c’est la première fois qu’elle le voit perdre le contrôle.
Pour se remettre, ils s’arrêtent dans un café pour un milk-shake et des frites, que paye Ella. Mais la pause est courte : Parker reçoit un appel et doit repartir à San Francisco, laissant Ella avec un pincement au cœur.
Citation clé : « Concentre-toi sur moi, on va le faire ensemble. »
Chapitre 14
Penelope informe Ella que les actions de Virion chutent à cause d’informations divulguées. Ella ressent un fort désir de protéger Parker. Heureuse de le retrouver après son passage à San Francisco, elle réalise à quel point ses footings matinaux et ses petites attentions lui manquent.
Au café, Parker la soutient et ses amies Taryn, Emily et Gwen l’invitent à dîner. Ella découvre que Charles vendait des informations à la presse, et Emily l’a défendu. Elles se rapprochent lors d’un dîner à Chinatown suivi d’un karaoké, où Ella se sent libre et vivante pour la première fois depuis longtemps.
De retour à l’appartement, son téléphone est mort et elle se retrouve bloquée sur le palier. Parker vient la récupérer et lui propose de dormir chez lui. Elle découvre un appartement chaleureux, se change en t-shirt et jogging fournis par Parker, et un moment de tension sensuelle éclate lorsqu’elle fait tomber un vase de pâtes (moche). Parker l’aide à se mettre en sécurité, mais lui demande d’aller dormir, laissant l’atmosphère chargée de désir. Le lendemain matin, il prépare le petit-déjeuner et ils discutent de la protection de leur faux couple face aux journalistes.
Citation clé : « Si on ne se sert pas les coudes entre femmes, personne d’autre ne le fera. »
Citation clé : « Pour la première fois depuis très longtemps, je vis vraiment. Je ne me contente pas simplement d’écrire ce que pourrait être ma vie. »
Chapitre 15
À la vente aux enchères de Christie’s, Ella porte une belle robe bleue et Parker la présente comme sa compagne, entrelaçant leurs doigts. Ella repère des boucles d’oreilles en rubis qui lui rappellent son enfance et serre le collier de sa mère, inestimable à ses yeux. Parker enchérît sur un bracelet champignon pour la faire sourire, et elle reçoit un baiser avant de s’éloigner pour admirer des tableaux.
Malgré son inconfort face aux regards publics, elle accepte de paraître aux côtés de Parker avec son nouveau collier de diamant à cinquante millions de dollars, pour montrer leur couple, sous l’œil des flashs et protéger la réputation de l’entreprise. Parker la rassure tou comme elle l’a fait pour lui lorsqu’il avait le vertige et lui offre finalement les boucles d’oreilles en rubis de son enfance.
Sur le chemin du retour, Ella repense à sa mère et à l’apprentissage de la persévérance qui l’a poussée à devenir scénariste. Soudain, un déluge les surprend, et la tension éclate : Ella reproche à Parker son argent et son jugement passé, tandis qu’ils se rapprochent physiquement avec désir. Parker lui confesse qu’il n’a rien oublié, il se souvient d’elle, puis disparaît brusquement, laissant Ella haletante et trempée sur le palier.
Citation clé : « Je dois avouer que je m’imaginais pas que c’était du sérieux. Tout le monde le veut. Il peut avoir n’importe qui dans cette ville. Je suis juste surprise que ce soit toi qu’il ait choisis. »
Chapitre 16
Après la vente aux enchères, les magazines annoncent le faux couple d’Ella et Parker : « le milliardaire célibataire n’est plus célibataire, sa mystérieuse conquête, porte cadeau à 50 millions de dollars. ». Ella l’évite pendant trois jours, se plongeant dans l’écriture comme exutoire et échappatoire. Sous la pression de Sarah, elle doit rendre son scénario après la fête du Travail, en septembre.
Le quatrième jour, elle retrouve Parker pour visiter les Cloîtres du MET, se détendant peu à peu et partageant des blagues. Une œuvre représentant des lions lui rappelle les mots de sa mère sur sa force et celle de sa sœur, « ses petites lionnes ». Parker propose de voyager à Paris pour le film, mais Ella refuse. Ils se lancent le défi de traverser Manhattan à pied avant la fin de l’été, Parker l’encourageant et lui montrant qu’il croit en elle.
En passant par son café préféré, Ella découvre avec bonheur que les scones aux myrtilles sont de retour et que sa table lui est réservée comme par magie. Parker entre et révèle qu’il a acheté la chaîne de cafés pour qu’elle profite de ses favoris tous les jours. Ella est touchée et piquée en rappellant que son bonheur n’est pas monnayable. Elle quitte le café en laissant ses scones derrière elle.
Citation clé : « J’ai acheté ce café parce que tu l’aimes. Je l’ai acheté pour que tu puisses avoir tes scones préférées, ton Latté préféré, à ta table préférée, tous les matins. Je l’ai acheté parce qu’il te rend heureuse, et pour moi, ça n’a pas de prix »
Chapitre 17
Parker sonne à la porte d’Ella pour s’excuser, apportant des manuscrits et du popcorn. Il reconnaît qu’il compense souvent son manque de temps par l’argent et veut passer du temps avec elle. Ils regardent un film ensemble, finissent par s’endormir sur le sol. Ella se réveille dans son lit, Parker lui apportant un latte de son café préféré.
Ils partent ensuite explorer les meilleures pizzerias de New York pour le scénario d’Ella, partageant leurs histoires familiales et leurs traumatismes liés à des pères absents. Parker découvre que l’écriture d’Ella est liée à son aphantasie : elle ne peut pas créer d’image dans sa tête, elle ne peut visualiser les histoires que par le cinéma, d’où sa vocation pour les scénarios.
La journée se termine par une surprise : un carrousel enfermé sous verre offrant une vue spectaculaire sur Manhattan. L’instant est romantique et intime, mais un accident lié aux pizzas met fin à leur rapprochement physique, laissant l’humour et l’embarras briser la tension.
Citation clé : « Je suis désolé, tu as raison. Je n’ai jamais beaucoup de temps pour moi, alors je compense avec de l’argent. J’achète des cadeaux au lieu de passer du temps avec les gens. Et ça fonctionne en général, alors c’est devenu une habitude. J’ai envie de passer du temps avec toi, je veux apprendre à te connaître»
Chapitre 18
Après l’accident du carrousel, Parker s’assure qu’Ella a récupéré : il revient avec un latte et des scones, et prend soin d’elle pendant toute la journée. Ils passent une journée détendue au jardin botanique de New York, prennent des photos souvenirs, et assistent à un match au Yankee Stadium, profitant de l’instant sans ostentation.
Ils partagent des confidences sur leur enfance et leurs relations avec leurs pères, et savourent un repas à Arthur Avenue dans le Bronx, comblant un vide en eux. Dans le taxi du retour, Ella s’endort sur l’épaule de Parker, symbole de confiance et de sécurité. La journée se termine par le Manhattanhenge, un moment magique qui n’arrive que 4 fois par an, où la ville semble suspendue, et Parker lui prend la main.
Enfin, Parker l’invite à une fête organisée par un magazine, là où tout avait commencé deux ans plus tôt dans la boîte de nuit. Ella hésite mais accepte, prête à donner une chance au Parker qu’elle découvre aujourd’hui.
Citation clé : « Et c’est compliqué de me dire que quelqu’un à qui j’en veux tellement à planter une graine en moi qui a poussé pour prendre presque toute la place »
Chapitre 19
Ella est à fond dans son scénario au café qu’a racheté Parker. Elle vit pleinement : entre écriture, footing matinal avec Parker, déjeuners et sorties avec ses nouvelles amies. Elle s’est construit une vie en dehors de son appartement et de son scénario, et se sent heureuse et inspirée.
Le soir de la soirée au club, elle se prépare avec soin et prend confiance en elle. En la voyant, Parker est subjugué. La soirée est en son honneur : ils restent proches, leurs genoux se touchent, et Ella retrouve un sentiment de liberté et d’insouciance, dansant et riant avec Mira et Adriana.
Benson, un ancien camarade de Parker, tente de l’impressionner avec son yacht, mais Ella reste fidèle à ses valeurs. « Si jamais tu te lasses de lui, appelle-moi, je viens de m’acheter un yacht de 60 m de long. » Ce à quoi Parker, répond : « Elle ne se laisse pas impressionner par l’argent » Ella répond : « Il m’arrive d’être impressionnée par l’argent quand on fait un gros don pour des associations caritatives. » Parker fait alors un don à ses associations préférées, touchant Ella par son attention et sa compréhension.
La tension entre Parker et Ella monte : ils se désirent intensément. Parker s’excuse pour son comportement passé et lui confie qu’il la veut elle, et seulement elle. Sur le chemin du retour, ils s’embrassent passionnément dans l’ascenseur, mais Parker retient leurs ardeurs : « pas ce soir parce qu’on est en juillet et tu m’as promis tout l’été. J’ai bien l’intention de profiter de chaque instant. »
Citation clé : « J’ai envie de t’acheter cette robe dans toutes les couleurs, juste pour pouvoir te l’arracher à chaque fois. ».
Chapitre 20
Ella se réveille dans le lit de Parker, proche de lui, et leur intimité est intense. Après leur footing matinal, la complicité continue avec des baisers et des caresses. La semaine passe vite, Ella est heureuse et profite de ses dîners avec ses amies. Parker part à San Francisco pour les négociations, et le mois d’août arrive.
Ce soir, ils assistent à un gala de charité pour officialiser leur relation au public et détourner l’attention des médias. Ella choisit une robe de soirée en soie rouge avec bustier et talons, assortie de ses boucles d’oreilles en rubis. Parker est élégant en smoking et la protège des photographes à l’entrée.
Le gala, organisé dans un bâtiment industriel sécurisé, soutient des programmes artistiques pour enfants, une cause chère à Ella. Alors que Parker s’éloigne, un homme attrape Ella par le bras : c’est le PDG d’une grande entreprise pharmaceutique. Parker réagit immédiatement et lui demande qui il est : l’homme répond qu’il s’agit du père d’Ella.
Citation clé : « Ne la touchez pas ! »
Chapitre 21
La rencontre avec son père, David Salazar, fut brutale. Il la critiqua ouvertement, insinuant qu’elle se faisait entretenir par Parker et remettant en question ses choix. Ella, blessée, partit sans se retourner, mais les reproches de son père la suivirent jusque dans la voiture avec Parker, où elle éclata en larmes.
Les souvenirs de son passé resurgirent : un père contrôlant, une mère dépendante, et l’enfance marquée par la nécessité de se battre pour garder son indépendance. Elle se souvint des efforts qu’elle avait faits pour se construire seule, travailler dur et réussir grâce à son talent, refusant que l’argent ou l’influence de son père définissent sa vie.
Le prénom « Ella » et les enseignements de sa mère lui rappelèrent sa force et son autonomie. Sa mère l’avait toujours encouragée à rêver et à créer, lui offrant la chance de suivre ses études d’écriture. Ces valeurs guidaient chacune de ses décisions.
Face à ce passé lourd et complexe, Parker lui rappela qu’elle était parfaite telle qu’elle était : forte, intelligente, créative et surtout parfaite pour lui. Ces mots réchauffèrent son cœur et lui donnèrent un sentiment de sécurité et d’acceptation.
Citation clé : « Toutes les femmes de la famille avant moi n’ont jamais fait autre chose que travailler. Toi, tu feras plus. Tu vas rêver. Et tu vas atteindre ton objectif. »
Chapitre 22
Parler avec Parker aide Ella à apaiser le choc causé par la rencontre avec son père. Elle avance dans son scénario, atteignant le point de bascule dramatique, tandis que sa sœur la contacte pour lui donner son itinéraire de voyage. Les travaux de l’appartement progressent bien, et la chambre d’enfant prend forme.
Alors qu’elle craignait que Parker lui en veuille pour ses secrets, il ne lui reproche rien, trop pris par ses allers-retours à San Francisco. Pour se changer les idées, Ella se porte volontaire auprès d’une association qui s’occupe des arbres de la ville. À sa surprise, Parker la rejoint, et découvre qu’il apprécie réellement cette expérience, bien plus concrète qu’un simple don d’argent.
Sur le chemin du retour, ils passent devant Gramercy Park. Parker a la clé — qu’il a obtenue en louant un appartement donnant sur le parc — et invite Ella à réaliser ce rêve qu’elle croyait inaccessible. Ensemble, ils profitent de ce moment hors du temps, avant de finir la soirée blottis l’un contre l’autre. Entre les frissons et les baisers, Ella commence à se demander si l’argent de Parker doit vraiment être un obstacle à leur histoire. Peut-être qu’après l’été, il leur restera une chance.
Citation clé : » Je suis à plus de la moitié de mon scenario, juste au moment de la révélation dramatique qui change tout et fait relativiser tous les aspects légers de la relation entre les deux protagonistes
Chapitre 23
Ella découvre dans la presse que son identité et sa carrière ont été dévoilées, accompagnées d’une déclaration mensongère de son père qui s’attribue son succès. Les commentaires publics l’accusent d’être pistonnée par Parker, ce qui réduit à néant son désir d’indépendance. Trahie par Richard, le concierge, qui a vendu l’information aux journalistes, elle s’effondre.
Parker tente de réparer la situation en proposant ses avocats ou même de racheter le journal, mais Ella met fin à leur relation. Elle refuse d’être associée à sa fortune et regrette d’avoir pris ce risque.
Pénélope vient la soutenir, Sarah la rassure sur sa carrière, et Taryn organise une soirée filles avec Gwen et Emily pour l’épauler. Ella réalise qu’elle n’est plus seule : elle a grandi, elle a ses amies, et sa vie dépasse désormais l’écriture de scénarios.
Citation clé : « Je ne suis pas une île déserte, je ne suis pas seule, j’ai des amies. Je ne suis plus la même qu’avant le début de l’été. Ma vie ne se résume pas à écrire des scénarios. »
Chapitre 24
Ella tente de reprendre pied après le scandale. Lors d’un brunch entre filles, elle se sent encore blessée mais aussi étrangement soulagée : son plus grand secret est enfin derrière elle. Même si sa boîte mail explose d’interviews et que tout le monde semble la réduire à « la petite amie de Parker », elle choisit de se concentrer sur son scénario et de profiter des moments simples avec sa colocataire et Pénélope.
Chaque coin de New York lui rappelle Parker, et l’absence est douloureuse. Pourtant, un mail inattendu change tout : une étudiante texane, Elena, lui écrit pour lui dire à quel point ses films ont marqué sa vie et l’ont inspirée à écrire. Ella comprend enfin ce que son anonymat lui avait volé : la possibilité de mesurer l’impact de ses mots. Rien que pour ce témoignage, elle sent que la révélation valait la peine.
Une semaine plus tard, les paparazzis disparaissent et la vie reprend doucement son cours. Pénélope, sur le départ, lui confie sa nouvelle histoire avec Luke et la pousse à voir le positif : désormais, Ella peut grandir, s’ouvrir, partager son expérience. Elle n’est plus une île déserte, même si ce pas en avant s’est fait dans la douleur.
Citation clé : « C’est pour ça que j’écris. C’est précisément pour cette raison que j’ai voulu devenir scénariste. »
Chapitre 25
Alors que Pénélope repart à Los Angeles, Ella apprend que sa sœur Cali est sur le point d’accoucher. En pleine nuit, incapable de trouver un vol à temps, elle accepte l’aide de Parker qui met son jet à disposition. Le voyage réveille en elle des souvenirs douloureux de son lien compliqué avec sa sœur : l’enfance partagée, les disputes, la distance, les non-dits autour de leur mère malade.
À Palerme, Ella arrive juste à temps pour la naissance d’Isabella, un moment bouleversant qui resserre les liens familiaux. Aux côtés de Parker, qui se montre attentif et délicat, elle redécouvre une complicité perdue avec Cali. Ensemble, ils cuisinent, aident, rient et parlent de leurs choix de vie. Cali lui confie avoir toujours rêvé d’une famille, pas d’une carrière, et l’encourage à reconnaître que le bonheur peut prendre différentes formes.
Les confidences les rapprochent, notamment sur leur père et les sacrifices de leur mère. Ella réalise tout ce que Cali a porté seule. Malgré leurs désaccords, elle admet que sa sœur a trouvé son équilibre et l’interroge à son tour sur son propre bonheur avec Parker. Ella finit par reconnaître qu’il en fait partie.
Une nuit, Parker lui avoue qu’il croyait qu’elle l’avait oublié à cause d’une supposée liaison avec Luke. La vérité éclate : il s’agissait de Pénélope. Malgré ce malentendu, il a choisi de l’accompagner jusqu’à sa sœur. Alors que Cali repart en Suisse avec sa famille, Ella n’a plus qu’une scène à écrire pour boucler son scénario : Paris, au pied de la Tour Eiffel. Parker lui propose d’y aller ensemble.
Citation clé : « Je n’ai jamais rêvé d’avoir une grande carrière. Mon rêve, c’était d’avoir une famille. Oui c’était le boulot de mes rêves, mais ce n’était pas le rêve de ma vie. »
Chapitre 26
À Paris, Parker conduit Ella dans l’hôtel particulier qu’il a acheté et sauvé de la ruine, un projet qui avait permis à sa mère de réaliser son rêve d’architecte d’intérieur. Elle avait choisi la décoration avec soin, y compris les fameux vases en pâtes qu’elle savait affreux mais qu’elle voulait voir là, rappel de l’enfance de son fils. Parker explique que sa mère tient à ce qu’il n’oublie jamais ses origines, même au milieu du luxe.
Il lui fait découvrir sa bibliothèque, digne d’un conte, avec ses échelles coulissantes et ses murs entiers recouverts de livres. Puis, Ella et Parker sortent explorer Paris. Elle porte une robe d’été légère, prête pour une journée entière de découvertes. Ensemble, ils partagent un déjeuner en terrasse, se promènent, flânent dans la librairie Shakespeare and Company, dégustent des crêpes près de Notre-Dame, se reposent au jardin du Luxembourg et admirent les sculptures au musée Rodin. Parker, attentif, immortalise leurs instants de complicité en photos.
Le soir, il lui réserve une surprise : la Tour Eiffel, privatisée rien que pour eux. Après un dîner raffiné, ils montent au sommet malgré le vertige de Parker. Dans l’intimité de la nuit parisienne, ils se confient leur désir de prolonger indéfiniment cet été hors du temps. Leurs aveux se scellent dans un baiser passionné, avant de s’abandonner l’un à l’autre pour une nuit d’amour inoubliable.
Citation clé : « Quand je suis avec toi, je n’ai plus peur de rien. »
Chapitre 27
À Paris, Ella et Parker savourent chaque instant, entre balades romantiques et passion renouvelée. Tandis qu’elle poursuit l’écriture de son scénario, elle ose lui en confier la lecture, un geste intime qu’elle n’avait jamais accordé à personne. Parker, profondément touché, le lit avec sérieux et admiration, lui offrant des annotations qui rappellent leurs soirées cinéma partagées. Le lendemain, il lui avoue avoir dévoré le manuscrit pendant la nuit, émerveillé par sa voix et sa sensibilité. Bouleversée, Ella se blottit contre lui.
De retour à New York, installés dans le confort de la première classe, elle s’endort la main dans la sienne. Elle retrouve avec joie la ville qui lui avait manqué, ainsi que son appartement rénové, désormais splendide. Pourtant, alors qu’elle prépare sa valise pour rentrer à Los Angeles dans quatre jours, elle prend conscience qu’elle n’a aucune envie de partir, même si New York n’est pas sa maison.
Un soir, Parker lui cuisine son plat préféré. Quand elle lui annonce son départ, il lui demande de rester. Mais elle refuse, leur rappelant que leurs vies appartiennent à deux villes différentes. Parker encaisse la nouvelle avec douleur, conscient que leur histoire, si belle soit-elle, n’était censée durer qu’un été.
Citation clé : « J’ai adoré Paris, mais New York m’a quand même manqué. »
Chapitre 28
Parker s’apprête à devenir PDG de Virion, la vente de l’entreprise étant presque conclue. De son côté, Ella l’évite, craignant de rendre leurs adieux plus douloureux. Elle profite de ses amies Taryne, Emilie et Gwen pour une soirée d’au revoir autour de tacos et de margaritas, leur promettant de revenir bientôt. Mais même loin de Parker, ses pensées tournent inlassablement vers lui.
À l’aube du lendemain, Parker frappe à sa porte, un latte de son café préféré à la main. Il l’emmène relever le défi qu’ils s’étaient lancé au début de l’été : traverser Manhattan du nord au sud. La journée devient une parenthèse enchantée, ponctuée d’arrêts gourmands soigneusement planifiés par Parker : cafés glacés, hot-dogs, œufs brouillés, salades… tout est pensé comme une ode à leurs souvenirs.
Ils rient, flânent dans une librairie où Ella partage son amour des livres et de l’évasion qu’ils offrent. Parker immortalise chaque instant, ajoutant de nouvelles photos à leur collection de moments volés. Enfin, lorsqu’ils atteignent leur but, Ella l’embrasse. Il la soulève dans un tourbillon, avant qu’ils n’immortalisent encore une fois leur complicité.
C’est alors qu’Ella réalise, avec un sourire tendre et un pincement au cœur, qu’ils n’ont jamais échangé leurs numéros de téléphone.
Citation clé : « Je ne suis pas autrice de roman, mais j’adore d’être entouré d’histoire. Me promener dans une librairie me calme, m’apaise. L’idée que des milliers d’univers attendent d’être découvert, qu’il y a toujours la possibilité d’échapper à la réalité, me donne du baume au cœur.»
Chapitre 29
Dans l’appartement d’Ella, ils s’abandonnent l’un à l’autre une dernière fois, les yeux dans les yeux, comme pour graver chaque détail de l’autre dans leur mémoire. Cet instant devient leur adieu silencieux, l’ultime parenthèse avant que leurs vies ne reprennent des chemins séparés. Ella songe avec tendresse que c’est une chance inespérée que leurs routes se soient croisées, même si ce n’était que pour un été.
Citation clé : « Quelle chance que nos chemins se soient croisés, même si ça n’aurait duré que le temps d’un été. »
Chapitre 30
Alors que Parker conclut la vente d’Atomic à Virion pour 15 millions, Ella boucle sa valise. Il vient la voir une dernière fois, transformant la Cinquième Avenue en décor désert pour lui déclarer son amour et lui demander de rester. Devant son refus, il lui avoue qu’il renonce à la vente, qu’il choisirait toujours elle plutôt que son entreprise. Il s’agenouille, lui dit qu’il l’aime et la demande en mariage. Émue, Ella accepte.
Mais son rêve bascule quand Parker lui offre non seulement 94 bagues (une bague pour chaque jour qu’ils ont passé ensemble cet été), mais aussi l’acte de propriété de la maison de Grammercy Park, dont elle rêvait depuis ses 18 ans. Pour lui, c’est une preuve d’amour ; pour elle, c’est un vol de son indépendance et de ses aspirations. Blessée, Ella rejette sa demande, persuadée qu’il ne la comprend pas vraiment. Elle s’en va en larmes, valise en main, et quitte New York.
Citation clé : « Je t’aime, Ella. »
Chapitre 31
L’été s’achève et Ella, son manuscrit enfin terminé, prend la route pour Los Angeles. À l’aéroport, Pénélope vient la chercher et éclate en larmes, lui racontant tout. Sur le plan professionnel, les producteurs lui proposent un contrat pour trois films : son scénario a conquis tout le monde. Mais elle refuse de retourner à New York pour le tournage, trop douloureux de revoir les lieux chargés de souvenirs avec Parker.
Elle s’investit entièrement dans l’écriture, laissant la douleur nourrir de nouveaux scripts. Cali met son appartement en vente, et chaque mois, Ella suit les gros titres sur Parker Warren : il n’est plus milliardaire et consacre désormais sa fortune à des œuvres caritatives. Elle se sent malheureuse, incapable d’oublier son amour pour lui. Pénélope tente de la raisonner et lui demande pourquoi elle reste si obsédée par l’argent, lui faisant remarquer que c’est cette fixation qui l’empêche de vivre pleinement son amour.
Citation clé : « Pourquoi es-tu si obsédée par l’argent ? Tu es la personne la plus obnubilée par l’argent que je connaisse. Et tu fais une croix sur l’amour de ta vie à cause de cette fixette. »
Chapitre 32
Dix-huit mois ont passé. Le scénario d’Ella est devenu le plus gros succès de l’été, et elle participe à sa première interview, saluée pour son talent. Pourtant, Los Angeles ne lui donne toujours pas l’impression de rentrer chez elle. Pénélope lui rappelle que sa mère aurait juste voulu la savoir heureuse.
Ella se rend au garde-meuble où sont stockés tous ses souvenirs. Parmi des piles de scénarios, elle découvre un dernier message de sa mère, griffonné à l’hôpital : « Ne garde pas les meilleures histoires pour tes scénarios. Vis-les. Il existe toujours la possibilité de recommencer… » Ces mots la touchent profondément.
De retour à New York, elle décide enfin d’acheter la maison de ses rêves à Grammercy Park. À sa surprise, elle découvre que Parker l’avait acheté fin juin, il y a deux ans, et rénovée peu de temps après. Ça veut dire que Parker a commencé les travaux quand ils étaient en train de tomber amoureux. Cette maison est une déclaration d’amour à leur relation. Une déclaration d’amour à leur été. Grâce à son propre argent, elle achète la maison, et chaque détail – bibliothèque, coin lecture, chambre parentale, terrasse fleurie – lui rappelle leur histoire.
À une soirée caritative d’Edith Adélaïde , elle rencontre la mère de Parker. La confrontation la bouleverse, mais Parker arrive et lui explique qu’il a transféré son siège à New York pour rester près de leurs souvenirs. Il lui confie qu’il n’y a jamais eu personne d’autre. Ella retourne chez elle, et quelques jours plus tard, elle l’appelle. Parker vient et découvre que la maison est vide : Ella a donné les meubles à une association pour ne pas être submergée par le passé.
Ils retrouvent leur complicité : ils passent leurs matinées à Grammercy Park, font des brocantes, montent les meubles, repeignent les murs. Leur amour grandit dans le quotidien partagé. Ils rient, flirtent, s’amusent, et réapprennent à se retrouver. Parker lui montre qu’il a pensé à elle chaque jour depuis leur séparation.
Au fil des semaines, ils s’intègrent dans la vie new-yorkaise : bénévolat, garde d’Isabella, temps passé à la maison et au café. Ella se redécouvre, plus épanouie, et comprend qu’elle veut continuer à tracer sa route avec Parker. Deux semaines plus tard, dans Grammercy Park, elle lui demande de sortir avec elle… pour toujours. Parker, qui attendait ce moment depuis deux ans, sort une bague simple mais parfaite, ses diamants dessinent une fleur, une fleur qui ne fanera jamais. L’été s’achève, mais cette fois, leur histoire est prête à se prolonger à l’infini.
Citation clé : « « Ella. Ma petite lionne. Ne sois pas une de ces autrices qui réserve les meilleurs répliques à ses personnages. Dis-les toi-même. Ne garde pas les meilleures histoires pour tes scénarios. Vis les. La vie n’est pas un film. Il n’y a pas qu’un début et qu’une seule fin. Il existe toujours la possibilité de recommencer. Mon plus grand regret, c’est de ne jamais m’être accordé ces nouveaux départs. Ne commet pas les mêmes erreurs que moi. Recommence encore et encore. La plus belle promesse que puisse te faire la vie et celle de nouveaux lendemains. Je vous aime plus que tout au monde, ta sœur et toi. Prenez soin l’une de l’autre. »
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FIN
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