Pour trouver l’âme sœur, il leur suffit de quatre rendez-vous, d’un baiser et d’une rupture…
Justin a une malédiction : toutes les femmes avec lesquelles il sort rencontrent l’âme sœur à la seconde même où ils rompent. Lorsqu’Emma, qui souffre du même problème, le contacte, ils élaborent un plan. Ils sortiront ensemble et se sépareront. La malédiction s’annulera et ils trouveront tous deux le grand amour.
Leur aventure est censée durer le temps d’un été. Mais lorsque la mère toxique d’Emma débarque et que Justin doit assumer la tutelle de son frère et ses deux sœurs, leurs vies se retrouvent bouleversées. Contre toute attente, ce qui ne devait être qu’un pacte prend alors des allures de véritable romance…
Et si cette fois-ci, le destin avait réuni le couple parfait ?
✍️ Auteure : Abby Jimenez (américaine)
📒 Maison d’édition : Roncière
📚 One Shot
🖤 Genre : Comédie Romantique
📅 Sortie : 12 juin 2025
📖 Pagination : 419 pages
📗 Début de lecture : 15/07/2025
📕 Fin de lecture : 18/07/2025
⭐ Ma note : 5/5
🪶 Mon avis
Une romance estivale qui va bien au-delà de l’amour
Avec Le temps d’un été (Just for the Summer), Abby Jimenez nous livre bien plus qu’une simple comédie romantique estivale. C’est un roman qui débute comme un feel good aux couleurs de l’été, avec ses cabanes au bord de l’eau, ses feux de camp et ses baignades dans les lacs du Minnesota… mais qui se révèle vite chargé en émotions profondes.
La promesse est claire dès le départ : « Pour trouver l’âme sœur, il leur suffit de quatre rendez-vous, d’un baiser et d’une rupture. » Deux célibataires habitués aux relations vouées à l’échec décident de sortir ensemble pendant quelques semaines, en se promettant quatre rendez-vous, un baiser, et une rupture. Simple, efficace… sauf que rien ne va se passer comme prévu. Car entre la légèreté des premières pages et la densité émotionnelle qui s’installe, Le temps d’un été réussit l’équilibre rare d’une romance faussement légère mais profondément humaine.
Des personnages inoubliables : Justin et Emma
Le roman repose sur deux piliers magnifiques : Justin et Emma. Dès les premières pages, leur dynamique fonctionne.
Justin est le Green Flag par excellence. C’est un homme attentionné, drôle, ultra-organisé (il fait du batch cooking avec son robot de cuisine), romantique sans être cucul. Il prépare chaque rendez-vous avec soin, glissant des invitations, des SMS ou des questionnaires ludiques qui renforcent la connexion avec Emma… Il lui apporte même des pique-nique de qualité à son travail. Justin est bienveillant, drôle, attentionné, et s’il peut paraître trop parfait pour certains, c’est justement ce que j’aime dans cette lecture. Pour les héros torturés, j’ai mes romans de dark romance ou de romantasy !
Emma, elle, est plus complexe. Pleine de contradictions, blessée par un passé familial douloureux, elle se méfie de l’amour et de l’attachement. Infirmière de métier, elle est pourtant toujours là pour les autres. On l’apprivoise comme Justin le fait : petit à petit, couche par couche, comme un oignon (clin d’œil à Shrek). Ce n’est pas un coup de foudre immédiat pour le lecteur, mais une affection grandissante qui rend leur histoire encore plus crédible.
Et autour d’eux gravite une galerie de personnages secondaires réussis : certains sont drôles, d’autres carrément détestables (coucou Amber). Mais tous servent le récit et renforcent l’authenticité des liens familiaux et amicaux mis en scène.
Des thématiques fortes abordées avec subtilité
Ce qui m’a profondément touchée dans ce roman, c’est la manière dont Abby Jimenez traite des sujets sérieux – la santé mentale, le deuil, la peur de l’abandon, les familles dysfonctionnelles – sans jamais alourdir le ton. Elle leur donne du relief, de la profondeur émotionnelle, tout en conservant une narration fluide, abordable et lumineuse.
Les personnages ne sont pas épargnés, mais leur vulnérabilité nous parle. L’île devient une belle métaphore de l’isolement, du besoin de protection. L’île sur laquelle se déroule l’intrigue, avec son cottage isolé, reflète aussi l’âme d’Emma : belle en apparence, mais coupée du monde, et fragile derrière ses murs.
Le temps d’un été est donc bien plus qu’un roman d’amour. Il m’a fait rire, pleurer, réfléchir. Il m’a bouleversée par moments, m’a ramenée à mes propres insécurités. Il met en lumière ces cinq blessures qui nous empêchent d’être nous-mêmes – rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice – comme le développe Lise Bourbeau dans son livre éponyme.. Une belle surprise pour un roman que je pensais « léger ».
Un humour décalé… et efficace
Le roman m’a eu dès le premier mot. L’ouverture avec « STB » (Suis-je le Trou de Balle) m’a d’abord surprise, puis m’a fait éclater de rire. L’humour d’Abby Jimenez est décalé, millennial, parfois absurde, mais toujours bien senti.
Quelques running gags m’ont particulièrement marquée : la présence imposante de l’enseigne « Toilet King » visible depuis la fenêtre de Justin, qui devient un running gag irrésistible, et le fameux chien moche prénommé Brad – un clin d’œil acide à son meilleur ami Brad, coupable d’une trahison. Ajoutez à cela des scènes hilarantes (la bouée licorne, les mamans soulent, les ratons laveurs, les poux…), et vous obtenez une lecture feel good qui fait du bien au moral.
Une ambiance qui donne envie de tout plaquer pour un lac
C’est une lecture idéale pour l’été : on sent la chaleur du soleil sur la peau, le bois qui craque sous les pas dans le cottage, les petits déjeuners pris pieds nus sur le perron. Un slow life qui donne envie de ralentir, d’aimer, de vivre plus pleinement.
Mais même hors saison, ce roman vous touchera si vous aimez les histoires qui réconfortent, tout en vous remuant de l’intérieur.
Verdict : une comédie romantique qui fait battre le cœur …et l’esprit
✅ Une romance originale et feel good.
✅ Des sujets forts abordés avec subtilité.
✅ Une ambiance estivale qui donne envie de vacances et de slow life.
J’avoue, je n’étais pas une grande lectrice de romance. J’avais peur du nian-nian, des clichés trop lisses. Mais ce roman m’a prise par la main, doucement, et ne m’a plus lâchée. Je l’ai dévoré en deux jours avec frénésie.
⭐ C’est un 5 étoiles sans hésitation. Tout y est : des personnages qu’on adore, un humour piquant, une profondeur inattendue. Une romance « doudou » avec un supplément d’âme.
Et cette fois, pas besoin de rames ou de bouée licorne, laissez-vous simplement porter... avec une boîte de mouchoirs.
Pour qui est ce roman ?
- Pour ceux qui pensent ne pas aimer la romance (comme moi, avant).
- Pour celles et ceux qui veulent une histoire légère mais pas creuse.
- Pour les fans de comédies romantiques intelligentes, à la Emily Henry ou Ali Hazelwood.
- Pour les lecteurs sensibles aux blessures humaines, à la reconstruction, à la douceur après le chaos.
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FIN
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💬 Citations
“Si quelqu’un faisait une étude sur les relations humaines, romantiques et platoniques, je parie qu’on découvrirait que la compatibilité repose sur la croûte des pizzas.” – Justin
« Dans un monde où tu as le choix entre colère et empathie, toujours choisir l’empathie. » – Emma
« Parfois, le meilleur moyen de témoigner de l’amour ou de la gentillesse à quelqu’un, c’est de le rejoindre là où il est. » – Emma
« J’ai encaissé beaucoup de coups durs, tu sais… Et je me dis parfois que la clé du bonheur, c’est de regarder les choses sous une autre perspective. » – Emma
« S’il déconne et que tu pars en vrille, je lui ôte la vie avec un ouvre boite. » – Maddy
« On dirait une borne de recharge pour petits êtres vulnérables et dépendants. » – Emma
« Parfois comprendre aide à guérir » – Emma
« Cette étreinte me fit un bien fou. Une réinitialisation émotionnelle. – Emma
« Il est plus facile de se faire passer pour une dure en colère que de reconnaitre qu’on était dévastée. » – Emma
« Justin avait sa place sur l’île. Pas sur l’île du cottage. Sur l’île de mon âme. » – Emma
« Et pour la première fois de ma vie, j’eus le sentiment d’être à ma place ». – Emma
« Je quittais sans cesse les lieux et les gens, pour ne pas prendre de risques, ne rien avoir à perdre. » – Emma
« Ce qui te détermine, ce n’est pas ce que tu as vécu, mais ce que tu feras de ta vie. » – Maddy
« Justin avait raison : la maison, ce n’était pas forcément quatre murs et un toit ; c’était aussi parfois quelqu’un. » – Emma
« Les romances nous ont longtemps induits en erreur. Le plus beau, dans l’amour, ce ne sont pas les balades au clair de lune ni les vacances paradisiaques. Le plus beau se niche dans les recoins du quotidien. » – Justin








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