Trois vĆux, un carnet et une trĂšs mauvaise idĂ©e.
Ninon a trente ans (enfin presque), un job dans une maison dâĂ©dition quâelle adore (la plupart du temps) et une spĂ©cialitĂ© bien rodĂ©e : se contenter de ce qui la rassure. Elle pensait avoir tournĂ© la page. Sur son ex, ses erreurs et surtout cette petite voix qui lui souffle quâelle devrait arrĂȘter dâen vouloir plus. Au cĆur de Saint-Ămilion, une inconnue lui propose dâĂ©crire trois vĆux. Par dĂ©fi ou par curiositĂ©, Ninon accepte. Les jours qui suivent, la vie semble avoir un sens de lâhumour trĂšs particulier : un projet inattendu la rapproche dâun photographe aussi discret que troublant, tandis quâun passĂ© trop sĂ»r de lui refuse de rester Ă sa place. CoĂŻncidence ? Peut-ĂȘtre. Mauvais timing ? Ăvidemment. Hasard complet ? Elle nâen est plus tout Ă fait certaine.
Les vĆux ouvrent des portes. Encore faut-il oser les franchir.
âïž Auteure : AnaĂŻs Bonsergent-Bourienne (française)
đ Maison d’Ă©dition : Auto-Ă©dition
đ€ Genre : ComĂ©die Romantique
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Sortie : 08 avril 2026
đ Pagination : 185 pages
đ DĂ©but de lecture : 28 mars 2026
đ Fin de lecture : 08 avril 2026
â Ma note : 4/5
đȘ¶ Mon avis
đȘ¶ Une romance qui rappelle que l’amour commence par soi-mĂȘme
PremiĂšre chose : non AnaĂŻs, on ne dit pas « chocolatine« . On dit « pain au chocolat« .
Maintenant que ce point essentiel est réglé, parlons de Wishlist.
Je vais ĂȘtre honnĂȘte : je ne suis pas la lectrice idĂ©ale de romance contemporaine. J’ai tentĂ© plusieurs fois l’expĂ©rience avec certaines des grandes rĂ©fĂ©rences du genre, comme Emily Henry ou B.K. Borison. MalgrĂ© leurs qualitĂ©s indĂ©niables, je me suis souvent ennuyĂ©e. J’avais la sensation de tourner en rond, de lire des intrigues qui s’Ă©tiraient inutilement et oĂč de nombreuses pages auraient pu ĂȘtre supprimĂ©es sans altĂ©rer l’histoire.
Alors lorsque j’ai commencĂ© Wishlist, je n’avais pas forcĂ©ment d’attentes particuliĂšres. Et pourtant, AnaĂŻs Bonsergent-Bourienne a rĂ©ussi lĂ oĂč beaucoup d’autres romances contemporaines m’ont perdue. Parce qu’ici, il n’y a pas de trop.
Le roman est court, moins de deux cents pages, mais il va droit au but. Chaque scĂšne a sa place. Chaque Ă©change apporte quelque chose Ă l’histoire ou aux personnages. Le rĂ©sultat est une lecture fluide, efficace et particuliĂšrement agrĂ©able pour la pĂ©riode estivale.
Mais rĂ©duire Wishlist Ă une simple romance serait lui rendre un bien mauvais service. Car derriĂšre son apparente lĂ©gĂšretĂ© se cache un roman qui parle avant tout d’amour de soi.
đȘ¶ Ninon, une hĂ©roĂŻne imparfaite dans laquelle il est facile de se reconnaĂźtre
Ă quelques mois de ses trente ans, Ninon travaille dans une maison d’Ă©dition oĂč elle exerce le mĂ©tier de correctrice. PassionnĂ©e par les livres, entourĂ©e de ses meilleurs amis Agathe et Jules, accompagnĂ©e de son fidĂšle compagnon Ă quatre pattes Mocha, elle semble avoir construit une vie relativement stable.
Du moins en apparence. Car Ninon doute. Elle doute de sa lĂ©gitimitĂ© professionnelle. Elle doute de ses capacitĂ©s. Elle doute de ses choix. Et surtout, elle doute d’elle-mĂȘme.
BiberonnĂ©e aux comĂ©dies romantiques des annĂ©es 2000, capable de rĂ©citer Le Journal de Bridget Jones presque par cĆur, Ninon est une romantique assumĂ©e. Une hĂ©roĂŻne qui se fait beaucoup de films dans sa tĂȘte, qui Ă©tablit des listes pour tout et qui a parfois tendance Ă compliquer ce qui pourrait ĂȘtre simple. Autrement dit : une hĂ©roĂŻne profondĂ©ment humaine.
J’ai Ă©normĂ©ment apprĂ©ciĂ© ce personnage parce qu’elle est imparfaite. Elle commet des erreurs. Elle reproduit certains schĂ©mas. Elle s’accroche parfois Ă des situations qui lui font plus de mal que de bien. Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui la rend crĂ©dible. Il est facile de se reconnaĂźtre dans ses questionnements, dans son manque de confiance ou dans cette impression tenace de ne jamais ĂȘtre totalement Ă sa place.
đȘ¶ Trois vĆux, une boutique mystĂ©rieuse et beaucoup plus qu’un simple soupçon de magie
L’intrigue bascule lorsque Ninon dĂ©couvre la boutique « Les Souhaits Suspendus » Ă Saint-Ămilion. Une rencontre inattendue. Trois plumes. Trois vĆux. Une promesse presque magique.
J’ai beaucoup aimĂ© cet aspect du roman parce qu’il reste subtil. AnaĂŻs ne transforme jamais son histoire en conte fantastique. La magie agit davantage comme un dĂ©clencheur, un prĂ©texte pour pousser Ninon Ă regarder sa vie sous un autre angle.
Au fond, la vĂ©ritable question n’est pas de savoir si les vĆux fonctionnent rĂ©ellement. La question est plutĂŽt : que se passe-t-il lorsqu’on s’autorise enfin Ă formuler ce que l’on dĂ©sire vraiment ? Cette nuance apporte une jolie profondeur au rĂ©cit.
đȘ¶ Une rĂ©flexion Ă©tonnamment juste sur les relations amoureuses
C’est probablement ce qui m’a le plus touchĂ©e dans ce roman.
J’ai arrĂȘtĂ© depuis longtemps les livres de dĂ©veloppement personnel. Pourtant, Wishlist a rĂ©ussi Ă provoquer chez moi certaines rĂ©flexions que je n’attendais absolument pas.
Ă travers le parcours de Ninon, AnaĂŻs Bonsergent-Bourienne aborde avec beaucoup de justesse des sujets essentiels :
- la place que l’on accorde Ă l’autre dans un couple ;
- les compromis que l’on accepte parfois sans s’en rendre compte ;
- le risque de s’effacer pour prĂ©server une relation ;
- ‘importance de poser ses limites ;
- la nécessité de se choisir.
Ce livre m’a profondĂ©ment parlĂ© parce qu’il met des mots sur des choses que beaucoup de femmes vivent au quotidien. Certaines relations prennent tellement de place qu’elles finissent par Ă©touffer la personne que nous sommes. Certaines histoires brillent trĂšs fort, trĂšs vite. Mais tout ce qui brille n’est pas forcĂ©ment de l’or.
Pendant longtemps, les comĂ©dies romantiques nous ont vendu l’idĂ©e que l’amour devait ĂȘtre spectaculaire. Qu’il fallait ressentir un coup de foudre permanent. Que les montagnes russes Ă©motionnelles Ă©taient une preuve de passion.
Wishlist propose une vision diffĂ©rente. Une vision plus mature. Une vision oĂč l’amour devient un espace dans lequel on peut respirer. Un lieu oĂč l’on se sent respectĂ©. Entendu. Soutenu. Libre d’Ă©voluer. Et j’ai trouvĂ© cela particuliĂšrement beau.
đȘ¶ ThĂ©odore ou Corentin : deux visions de l’amour
Sans entrer dans les dĂ©tails pour Ă©viter tout spoiler, le roman oppose deux façons trĂšs diffĂ©rentes d’aimer.
D’un cĂŽtĂ©, ThĂ©odore. MagnĂ©tique. PassionnĂ©. Charismatique. Le genre d’homme qui donne l’impression que tout est plus intense lorsqu’il est lĂ . Mais aussi imprĂ©visible, instable et incapable d’offrir Ă Ninon la place qu’elle mĂ©rite rĂ©ellement.
De l’autre, Corentin. Plus discret. Plus rĂ©servĂ©. Parfois difficile Ă cerner. Mais profondĂ©ment respectueux, sincĂšre et rassurant.
J’ai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© la maniĂšre dont l’autrice construit cette opposition. Parce qu’au-delĂ du triangle amoureux, ce n’est pas vraiment une question de choisir entre deux hommes. C’est une question de choisir le type d’amour que l’on accepte dans sa vie. L’amour qui consume. Ou l’amour qui fait grandir.
đȘ¶ Une galerie de personnages attachants
L’un des grands points forts du roman rĂ©side dans ses personnages secondaires.
Agathe et Jules ne sont jamais de simples faire-valoir. Ils existent pleinement. Agathe est franche, protectrice et lucide. Celle qui n’hĂ©site pas Ă dire les vĂ©ritĂ©s que l’on prĂ©fĂ©rerait parfois Ă©viter. Jules apporte quant Ă lui beaucoup d’humour au rĂ©cit. Avec ses punchlines, son optimisme et sa capacitĂ© Ă toujours croire que l’univers a un plan, il constitue un vĂ©ritable pilier pour Ninon.
Et puis il y a Mocha. Soyons honnĂȘtes. La vĂ©ritable star du roman. Comme souvent avec les personnages animaux rĂ©ussis, il apporte immĂ©diatement une dose supplĂ©mentaire de tendresse Ă l’histoire.
đȘ¶ Bordeaux, Saint-Ămilion et l’univers du livre
Autre Ă©lĂ©ment que j’ai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© : l’ambiance. Entre Bordeaux, Saint-Ămilion et le monde de l’Ă©dition, AnaĂŻs Bonsergent-Bourienne crĂ©e un dĂ©cor particuliĂšrement agrĂ©able Ă explorer.
J’ai aimĂ© dĂ©couvrir le quotidien d’une correctrice. J’ai aimĂ© me promener dans les rues bordelaises. J’ai aimĂ© l’atmosphĂšre chaleureuse et bienveillante qui se dĂ©gage du rĂ©cit. Tout contribue Ă renforcer ce sentiment de lecture cocooning qui accompagne le lecteur du dĂ©but Ă la fin.
đȘ¶ Ce qui m’a un peu manquĂ©
Si j’ai passĂ© un excellent moment avec Wishlist, quelques petits Ă©lĂ©ments expliquent pourquoi cette lecture n’est pas un coup de cĆur absolu.
Le premier concerne les descriptions physiques. J’aurais aimĂ© disposer de davantage de dĂ©tails pour visualiser certains personnages plus facilement. Quelques descriptions supplĂ©mentaires auraient permis de rendre certaines scĂšnes encore plus vivantes.
Le second point est paradoxalement liĂ© Ă l’une des qualitĂ©s du roman. Sa briĂšvetĂ©. J’ai adorĂ© le format court et efficace. Pourtant, une fois la derniĂšre page tournĂ©e, j’aurais volontiers passĂ© cinquante ou cent pages supplĂ©mentaires avec cette bande de personnages. C’est finalement davantage une frustration de lectrice qu’un vĂ©ritable dĂ©faut.
đȘ¶ Mon avis final
Je pensais ouvrir un simple roman feel-good. J’ai refermĂ© une histoire qui m’a rappelĂ© plusieurs vĂ©ritĂ©s importantes.
- Qu’une personne qui ne respecte pas nos limites ne nous aime pas forcĂ©ment de la bonne maniĂšre.
- Qu’il est possible de s’oublier dans une relation sans mĂȘme s’en rendre compte.
- Qu’il faut parfois arrĂȘter de courir aprĂšs ce qui fait mal sous prĂ©texte que cela brille fort.
- Et surtout que l’amour de soi reste le point de dĂ©part de toutes les autres formes d’amour.
Sous ses airs de romance lĂ©gĂšre, Wishlist cache une rĂ©flexion sincĂšre et touchante sur la confiance en soi, les choix de vie et le courage d’oser ĂȘtre pleinement soi-mĂȘme.
Une lecture douce, réconfortante et inspirante que je recommande particuliÚrement aux lectrices qui aiment les romances contemporaines porteuses de sens.
đȘ¶ Ă propos de l’autrice
J’ai eu la chance de rencontrer AnaĂŻs Bonsergent-Bourienne lors d’un Book Camp organisĂ© par Book Break Ă l’automne 2025.
Durant plusieurs jours, nous avons pu Ă©changer autour des livres, de l’Ă©criture et de nos lectures respectives. C’est Ă©galement Ă cette occasion qu’elle nous avait prĂ©sentĂ© ses deux premiers romans, La Librairie des CĆurs Perdus.
En dĂ©couvrant Wishlist, je n’ai pas pu m’empĂȘcher de retrouver une partie d’AnaĂŻs dans Ninon. Sa sensibilitĂ©. Ses blessures. Son manque de confiance parfois. Sa gĂ©nĂ©rositĂ©. Son cĂŽtĂ© solaire. Bien sĂ»r, Ninon reste un personnage de fiction. Mais il existe entre elles une authenticitĂ© qui rend l’hĂ©roĂŻne particuliĂšrement touchante.
Et en refermant ce roman, j’ai surtout Ă©tĂ© heureuse de voir cette hĂ©roĂŻne Ă©voluer vers une relation plus saine et plus Ă©quilibrĂ©e.
Alors AnaĂŻs, bravo pour ce joli roman.
Et Corentin… prends bien soin d’elle. Sinon, il faudra rĂ©pondre Ă quelques lectrices.
Les points forts
- Une romance contemporaine courte et efficace
- Un message fort sur l’amour de soi
- Une héroïne attachante et réaliste
- Une plume fluide, douce et accessible
- Des personnages secondaires mémorables
- Une réflexion pertinente sur les relations amoureuses
- L’univers de l’Ă©dition et le dĂ©cor bordelais
- Un équilibre réussi entre humour, émotion et introspection
Les points faibles
- Quelques descriptions physiques supplémentaires auraient été appréciées
- Une histoire tellement agrĂ©able que l’on aimerait rester plus longtemps avec les personnages
Je recommande ce livre Ă âŠ
- Ceux qui aiment les romances contemporaines douces et réconfortantes
- Les lecteurs en quĂȘte d’une lecture estivale rapide et efficace
- Les personnes qui apprécient les héroïnes imparfaites et attachantes
- Les lecteurs sensibles aux thĂ©matiques de confiance en soi et d’amour de soi
- Les amoureux des romans feel-good qui laissent une jolie réflexion aprÚs la lecture
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FIN
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â¶ïž Playlist đ§
đŹ Citations
« S’aimer soi-mĂȘme est le dĂ©but d’une histoire d’amour qui durera toute une vie » – Oscar Wilde
L’amour ne devrait pas faire mal. et si ça fait mal, ce n’est pas de l’amour.
Tu crois aux signes, toi ? Je crois aux déclics. Et parfois, ils prennent la formes de signes.
Croire, ce n’est pas ĂȘtre naĂŻf. C’est ĂȘtre courageux.
Ninon faisait toujours une liste. Les listes, c’Ă©tait sa maniĂšre Ă elle de contrĂŽler ce qui lui Ă©chappait.
Elle ne croyait pas aux miracles. Mais elle croyait aux déclics.
Tu es brillante. Tu mĂ©rites dâĂȘtre au centre.
Son trio sacré : ambition, glucides, caféine.
ThĂ©odore, c’est comme le gluten pour toi. Tu sais que ça te fait gonfler, mais tu y reviens toujours.
Les phrases qu’on a toutes entendues : « Ce n’est pas ce que tu crois… Tu sais bien que nous deux… Et puis tu es toujours revenue, tu reviendras. »
Les relations tiĂšdes sont dangereuses. Parce qu’elles ne brĂ»lent pas assez pour nous faire partir.
Les choses importantes ne se comprennent presque jamais en réfléchissant. On les vit.
Les feux d’artifices font du bruit. Les Ă©toiles, non.
J’ai l’impression d’ĂȘtre dans une version sentimentale d’Intervilles. Il y a des gens qui courent partout, des obstacles, de la boue Ă©motionnelle.
Le talent de se tenir lĂ©gĂšrement Ă cotĂ© de sa propre existence. Le rĂ©flexe de s’effacer juste avant d’ĂȘtre vraiment vue.
Nous nous sommes aimés trop fort pour survivre.
Je pense que tu es en train de faire quelque chose de courageux. Te choisir.
Je veux une vie qui dĂ©passe mes rĂȘves.
Pas obligĂ©e de courir derriĂšre quelqu’un pour exister.
Les vĆux n’Ă©taient peut ĂȘtre pas lĂ pour lui donner ce quâelle voulait, mais pour l’emmener exactement lĂ oĂč elle devait ĂȘtre. Elle venait de faire le premier vrai choix de sa vie : se choisir.
Cette Ă©lĂ©gance tranquille des gens qui ont dĂ©jĂ traversĂ© suffisamment de tempĂȘtes pour ne plus se laisser impressionner.
Une femme qui avait longtemps confondu ĂȘtre dĂ©sirĂ©e et ĂȘtre vue.
Elle n’attendait plus qu’on la choisisse pour savoir qu’elle existait. Elle commençait Ă croire Ă sa propre valeur en dehors du regard amoureux.
J’avais besoin de savoir qui j’Ă©tais sans me jeter dans quelque chose. Sans me perdre dans quelqu’un.
Vivante. Mais Ă©motionnellement en crop-top dans une tempĂȘte.
Parce que mĂȘme les femmes brillantes ont le droit de porter des boucles d’oreilles sans ĂȘtre accusĂ©es de trahison intellectuelle.
Ce que j’essayais de comprendre, c’Ă©tait comment ĂȘtre avec quelqu’un sans me quitter moi mĂȘme.
J’ai passĂ© trop de temps Ă croire qu’aimer signifiait se sentir emportĂ©e, secouĂ©e, presque menacĂ©e.
Je t’ai vue changer. Prendre ta place. T’imposer. J’Ă©tais fier de toi bien avant que tu commences Ă l’ĂȘtre toi-mĂȘme.
Les plus belles histoires d’amour ne commencent pas quand on est enfin sauvĂ©e, mais quand on n’a plus besoin de l’ĂȘtre.
Peut ĂȘtre que ce qui dĂ©passe les rĂȘves, ce n’est pas le spectaculaire. Peut ĂȘtre que c’est le vrai. Le vrai a souvent mauvaise rĂ©putation parce qu’il brille moins loin.
Celle qui voulait ĂȘtre vue mais ne croyait pas vraiment mĂ©riter la lumiĂšre.
Ils n’ont rien fait Ă ma place. Ils m’ont juste obligĂ©e Ă regarder les choses autrement. Et moi… j’ai fini par oser.










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